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Annegret Kramp-Karrenbauer dite "AKK" préside la CDU depuis un an. Elle préfère ne plus être candidate au poste de chancelière, estimant qu'"une partie de la CDU a une relation non clarifiée avec l'AfD"

Allemagne : la dauphine désignée d'Angela Merkel renonce à lui succéder

24 min
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En Allemagne, le "séïsme politique" de la semaine dernière en Thuringe, cette alliance surprise entre dirigeants locaux issu de la CDU avec l'extrême droite n'a pas fini de laisser des traces. La Présidente du parti conservateur Annegret Kramp-Karrenbauer ne sera pas candidate à la chancellerie.

Annegret Kramp-Karrenbauer dite "AKK" préside la CDU depuis un an. Elle préfère ne plus être candidate au poste de chancelière, estimant qu'"une partie de la CDU a une relation non clarifiée avec l'AfD"
Annegret Kramp-Karrenbauer dite "AKK" préside la CDU depuis un an. Elle préfère ne plus être candidate au poste de chancelière, estimant qu'"une partie de la CDU a une relation non clarifiée avec l'AfD" Crédits : John MACDOUGALL - AFP

En Allemagne, la dauphine désignée d'Angela Merkel chez les conservateurs allemands a jeté l'éponge lundi, tirant les leçons de la crise politique majeure ouverte autour de la question de possibles alliances entre droite modérée et extrême droite. Présidente depuis un peu plus d'un an seulement de l'Union chrétienne-démocrate (CDU), Annegret Kramp-Karrenbauer a justifié sa décision surprise, lors d'une réunion interne, notamment par la tentation d'une frange du mouvement de coopérer avec le parti anti-migrants et anti-élites Alternative pour l'Allemagne (AfD).

Dans le reste de l'actualité 

908 morts en Chine continentale (hors Hong Kong et Macao), selon le dernier bilan établi lundi par les autorités, plus de 40 000 cas de contamination. En Chine, depuis dimanche, le bilan du coronavirus a dépassé celui de l'épidémie de SRAS qui était apparue dans le pays et qui s'était propagée dans le monde en 2002 et 2003 entraînant la mort de 774 personnes. Après quinze jours de tractations avec les autorités chinoises, des experts internationaux placés sous l'égide de l’OMS ont pu s'envoler pour Pékin ce lundi. Ils veulent enquêter sur cette épidémie de pneumonie virale. Alors que dans le pays les vacances du Nouvel an sont désormais officiellement terminées. Le gouvernement doit donc gérer le retour des dizaines de millions de ruraux dans les villes et les autorités prévoient un plan progressif.

Crédits : Visactu

En Irlande, le décompte des voix après les élections législatives reprend ce lundi. Mais sans attendre le résultat final, le parti nationaliste du Sinn Fein cherche à nouer des alliances et à se faire une place dans le futur gouvernement. Les premiers résultats ont en effet replacé la formation au centre du jeu.  Le parti qui était en effet ces dernières années marginalisées pour ces liens avec l'IRA, l'Irish republican army est arrivé en tête devant les deux grands partis de centre-droit : le Fianna Fail et surtout le Fine Gael du Premier ministre Léo Varadkar.

En France, La Haute Autorité de Santé recommande ce lundi d'autoriser les médecins de ville à pratiquer la "sédation profonde et continue" pour leurs patients en fin de vie. Jusqu'à présent ces médicaments étaient réservés, sauf exception, aux hôpitaux.  la Haute Autorité recommande donc d'autoriser aussi les médecins de ville à utiliser le midazolam, un sédatif puissant. L'institution publie également un guide pratique, avec les doses à administrer par exemple. Cette recommandation n'est pas sans lien avec le cas d'un médecin normand qui avait mis en lumière les obstacles existants à l'accompagnement d'un patient en fin de vie à domicile fin novembre. 

L'invitée de ce journal est Gisèle Sapiro, sociologue, directrice de recherche au CNRS et directrice d'études à l'EHESS (au centre européen de sociologie et de science politique). Et signataire parmi 140 personnalités d'une pétition lancée sur le site de l'Humanité demandant un référendum à Emmanuel Macron sur le projet de loi retraite.

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Gisèle Sapiro : "Depuis l'affaire Dreyfus, les intellectuels mettent leur capital symbolique au service d'une cause ou d'un principe."
Intervenants
  • sociologue, directrice de recherche au CNRS et directrice d'études à l'EHESS.
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