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Le chef socialiste du gouvernement espagnol Pedro Sanchez

La fausse vraie victoire de la gauche en Espagne

25 min

Forte poussée de l'extrême-droite, recul des socialistes et effondrement des libéraux. En Espagne, la situation politique semble encore plus chaotique ce matin, à l'issue d'élections organisées hier et qui compliquent, davantage encore, la formation d'un nouveau gouvernement.

Le chef socialiste du gouvernement espagnol Pedro Sanchez
Le chef socialiste du gouvernement espagnol Pedro Sanchez Crédits : GABRIEL BOUYS - AFP

Comme dans nombre d'autres pays européens, l’effondrement du bipartisme avait été accueilli, en Espagne, comme une preuve de pluralisme politique. Or avec pas moins de quatre élections en quatre ans, il ressort aujourd'hui de l’expérience de la représentativité absolue qu'elle a manifestement échoué. Pis encore, puisqu'elle aura même provoqué la plus grande période d’instabilité politique dans le pays depuis 1978. Hier, si le Premier ministre socialiste sortant, Pedro Sanchez, a certes de nouveau remporté les élections, cette fausse vraie victoire laisse surtout entrevoir une impasse législative prolongée. Pourquoi ? D'une part, parce que sa formation, qui espérait obtenir une majorité claire, ne compte plus que 120 députés, contre 123 à l'issue du dernier scrutin. Et d'autre part, parce que dans le même temps le parti d’extrême droite Vox a, lui, poursuivi son ascension fulgurante et remporté 52 sièges, devenant ainsi la troisième force politique d'un pays où, depuis la fin de la dictature, l'extrême droite était encore il y a peu totalement marginale.

Crédits : Sophie Ramis, Patricio Arana - AFP

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A l'occasion des commémorations du 11 novembre, invité de la rédaction : Jean Guisnel, journaliste, spécialiste des questions militaires. A propos notamment du premier monument national dédié aux Morts pour la France en opérations extérieures depuis 1963, soit depuis la fin de la guerre d'Algérie. Un monument inauguré par Emmanuel Macron et près duquel sont inscrits les noms de 549 militaires, dont deux femmes, tués par l'ennemi ou morts à la suite de blessures de guerre, de maladie ou d'accident au cours des "Opex".

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5 min
Jean Guisnel : "L'événement, c'est la création de ce monument aux morts pour la France, son inauguration. Les polémiques sont passées. Elles étaient minables, elles le demeurent."
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1 min
Retour sur l'histoire de ce mémorial dédié à la "quatrième génération du feu". Par Nathalie Hernandez
Crédits : Visactu
Intervenants
  • journaliste spécialiste des questions de défense et d'espionnage
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