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Premier duel au sommet de l'OTAN : Macron vs Erdogan

25 min

Le 28eme sommet de l'OTAN est censé marquer la réconciliation des Européens avec le grand frère américain.

Si certains parlent du sommet des retrouvailles, c'est parce qu'il devrait permettre de panser enfin les plaies ouvertes, après quatre années de saillies de Donald Trump dirigées contre ses alliés. Et de fait, en vétéran du dialogue transatlantique, Joe Biden a déjà fait part de sa volonté de "revitaliser" les alliances. Manière de rassurer ses partenaires de l'OTAN. Sauf que derrière les probables accolades et autres sourires attendus à l'occasion de ce 28ème sommet, nombre de divisions demeurent. Et en particulier avec cette question : comment réviser, aujourd'hui, le concept stratégique de l'organisation ? Ou dit autrement : comment réorienter les forces armées des quelques 30 pays membres ? Les Etats-Unis, forts d'un budget militaire qui dépasse, de très loin, celui de tous ses alliés, ne cache pas leur volonté d'échanger en quelque sorte leur protection contre l'imposition d'une double menace : l'une historique, héritée de la guerre froide, celle de la Russie ; et l'autre beaucoup plus hypothétique, celle que représenterait à l'avenir la Chine. Or cette focalisation exclusive menace, aujourd'hui, de remettre en cause la règle dite du consensus. Ce principe fondamental, reconnu comme seul fondement de la prise de décision à l'OTAN tient au fait qu'il n'y a pas de procédure de vote. D'où des consultations menées entre états membres, jusqu'au moment où se dégage une décision acceptable par tous.  

Ce matin, avant même l'ouverture officielle du sommet, une première consultation, justement, était organisée entre le président français Emmanuel Macron et son homologue turc, Recep Tayip Erdogan. On connaît évidemment la méfiance entre les deux hommes qui n'ont pas pour habitude, par ailleurs, de ménager leurs susceptibilités respectives. L'entretien a finalement duré plus longtemps que prévu. 

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La fin de 12 années de règne ininterrompu du premier ministre Benyamin Netanyahou.  Hier, Bibi a fini par être écarté après un vote de confiance du Parlement à une coalition hétéroclite, menée par son ancien allié Naftali Bennett.  

En Algérie, les autorités ont annoncé hier avoir retiré son accréditation à France 24.

Le procès de Michael Taylor et son fils Peter, accusés d'avoir participé à l'exfiltration de Carlos Ghosn du Japon, s'est ouvert ce matin à Tokyo. Les deux Américains ont d'emblée reconnu les faits.

En France, les sénateurs auront l'occasion de se mettre au vert aujourd'hui : la Chambre Haute doit, en effet, examiner en première lecture le projet de loi climat. 

Une pollution en mer a été repérée en fin de semaine dernière au large de la Corse : des résidus d'hydrocarbures, après le probable dégazage sauvage d'un navire.  

La rumeur circulait depuis longtemps, déjà. Le chef d’état-major des armées, le général Lecointre a annoncé, hier, qu’il quittait ses fonctions.

Comme chaque lundi, nous nous intéresserons à une région dans la perspective des prochaines élections, dont le premier tour se déroulera dimanche. Aujourd'hui direction le Centre Val de Loire. Invité de la rédaction : Pierre Allorant, historien et doyen de la faculté de droit d'Orléans.

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Pierre Allorant : "La gauche est divisée, le centre et la droite aussi, le risque d’une victoire du RN est donc plus fort qu’en 2015 ."

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