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Un investisseur saoudien surveille la bourse à Riyad.

Ça flambe au Moyen-Orient

24 min

Le cours du pétrole s'est envolé, ce matin, après l'attaque perpétrée ce weekend contre des installations pétrolières saoudiennes. De quoi réveiller, par ailleurs, la crainte d'une escalade militaire entre les Etats-Unis et l'Iran.

Un investisseur saoudien surveille la bourse à Riyad.
Un investisseur saoudien surveille la bourse à Riyad. Crédits : FAYEZ NURELDINE - AFP

Si depuis le début des bombardements du Yémen par la coalition menée par l'Arabie Saoudite, quatre années d'effusion de sang n'auront pas suffit à émouvoir outre mesure l'Occident, les attaques de drones yéménites visant ce weekend des infrastructures pétrolières en Arabie saoudite seront-elles de nature à changer la donne ? Seule certitude, ces attaques sans précédent contre l'approvisionnement énergétique mondial, mais plus encore l'envolée spectaculaire sur les marchés de 10% ce matin des cours de l'or noir (ce qui fait déjà craindre à certains une montée des prix à la pompe), ont soudain réveillé l'intérêt de la communauté internationale. La France, tout en assurant l'Arabie saoudite de sa "pleine solidarité", a aussitôt condamné ces frappes qui ne peuvent, selon elle, "qu'aggraver les risques de conflit dans la région". De leur côté les Etats-Unis n'ont pas tardé à se déclarer "prêts à riposter", tout d'abord, en autorisant l'utilisation de leurs réserves stratégiques de pétrole pour approvisionner les marchés ; mais aussi en assurant avoir désormais le doigt sur la gâchette, évoquant ainsi et pour la première fois une éventuelle réponse militaire. Enfin ce matin, la Chine appelle pour sa part Washington et Téhéran à la retenue.   

Les attaques de ce weekend ont été revendiquées par les rebelles yéménites. Sauf que les installations qui ont été visées en Arabie Saoudite se trouvent à plus d'un millier de kilomètres de Sanaa, la capitale du Yémen, tenue par les rebelles Houtis. D'où la suspicion que ces attaques auraient pu être menées plutôt par l'Iran, qui pour l'instant dément formellement. Enfin et pour ne rien arranger, voilà que des responsables américains et saoudiens étudient à présent la possibilité que des missiles aient pu être tirés depuis l'Irak. 

Crédits : Visactu

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Invité de la rédaction : Maxime Tô, économiste à l'Institut des Politiques Publiques.  

Maxime Tô, économiste à l'Institut des Politiques Publiques, le 16 septembre 2019.
Maxime Tô, économiste à l'Institut des Politiques Publiques, le 16 septembre 2019. Crédits : Nathalie Lopes - Radio France

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Intervenants
  • économiste à l'Institut des Politiques Publiques

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