LE DIRECT
Le Premier ministre français, Edouard Philippe.

Comment remettre la Macronie à flot ?

25 min

Rassuré par le recul de la mobilisation des "gilets jaunes", l'exécutif engage une course contre la montre pour mettre en oeuvre les mesures sociales d'Emmanuel Macron.

Le Premier ministre français, Edouard Philippe.
Le Premier ministre français, Edouard Philippe. Crédits : LUDOVIC MARIN - AFP

"Il faut savoir arrêter une grève". Cette célèbre citation signée Maurice Thorez, alors secrétaire général du Parti Communiste lors du Front populaire, est non seulement un poncif des mouvements sociaux mais aussi et surtout un classique parmi toutes ces formules magiques maintes fois reprises et tronquées. Car cette phrase ne saurait être comprise sans sa deuxième partie : "dès que satisfaction a été obtenue". Or c'est évidemment toute la question posée encore ce matin , s'agissant des "gilets jaunes" : la mobilisation en net recul, samedi dernier, marque-t-elle un début de réconciliation, après les concessions arrachées, quelques jours plus tôt, au président Emmanuel Macron ? Difficile à dire. Plusieurs blocages sporadiques ont encore été constatés ce matin. Et puis selon un sondage publié hier, avec 23% seulement d’opinions favorables, le chef de l’Etat reste au plus bas depuis le début de son quinquennat. Ou dit autrement, l'esprit de Noël ne semble pas franchement en mesure, pour l'instant du moins, de faire oublier l'urgence sociale qui aura émergé lors de ces quatre semaines d'ambiance insurrectionnelle. 

Sans compter que le flou demeure, encore aujourd'hui, quant à la mise en oeuvre des cadeaux accordés par l'exécutif. Dans l'entretien accordé ce matin par le Premier ministre au journal les Echos, Edouard Philippe estime que les mesures annoncées coûteront de l'ordre de 10 milliards d'euros. Ce qui va contraindre le gouvernement à trouver entre 1 à 1.5 milliards d'économies pour maîtriser les dépenses publiques, mais sans que l'on ne sache toujours pour l'instant où l'exécutif entend trouver cet argent.   De sorte que c'est toute la faisabilité des mesures annoncées par le chef de l'Etat qui pose aujourd'hui question. Et c'est, d'ailleurs, ce qui sera à l'ordre du jour de l'Assemblée, cet après-midi, lors du retour de l'examen du projet amendé de budget pour 2019.

Les autres titres de l'actualité

Désamorcer la crise, toujours et encore. S'agissant, cette fois-ci, de la mobilisation lycéenne contre la réforme du bac, le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer doit, lui, rencontrer aujourd'hui les syndicats.   

Le dossier du 1er mai s'épaissit pour Alexandre Benalla.  L'ancien collaborateur du chef de l'Etat a de nouveau été mis en examen, toujours pour des violences en marge du défilé parisien, mais cette fois-ci au jardin des Plantes, où le jeune homme de 27 ans se trouvait en "observateur" embarqué parmi les forces de l'ordre.    

A l'étranger, en Allemagne tout d'abord, une enquête a été ouverte contre cinq policiers, accusés d'avoir formé une cellule d'extrême droite.   

Nous irons également en Arabie Saoudite après que le royaume a condamné le vote de plusieurs résolutions du Sénat américain hostiles au régime de Riyad.    

Enfin, c'est cette semaine que le Sénat américain devrait publier un rapport détaillant l'étendue de la campagne de désinformation menée par la Russie lors de la campagne présidentielle de 2016 aux Etats-Unis.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......