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Des pompiers palestiniens éteignent un énorme incendie dans l'usine de matelas Foamco, à l'est de Jabalia, dans le nord de la bande de Gaza.

Bombardements en série à Gaza, le conflit entre dans sa deuxième semaine

24 min

L'Etat hébreu comme le Hamas restent totalement sourds aux appels internationaux, même timides, à la désescalade.

Des pompiers palestiniens éteignent un énorme incendie dans l'usine de matelas Foamco, à l'est de Jabalia, dans le nord de la bande de Gaza.
Des pompiers palestiniens éteignent un énorme incendie dans l'usine de matelas Foamco, à l'est de Jabalia, dans le nord de la bande de Gaza. Crédits : MAHMUD HAMS - AFP

Après une semaine de combats sanglants, opposants Israël au Hamas, les premières heures du jours auront, donc, de nouveau résonné du bruit des bombes tandis que les appels au calme, eux, sonnent toujours et encore comme des vœux pieux. Hier, déjà, la bande de Gaza avait enregistré son bilan quotidien le plus lourd, depuis le début de ce nouveau cycle de violences : 42 tués, dont au moins huit enfants et deux médecins. Au total, le nombre de morts s'élève désormais à 197 côté Palestiniens contre 10 côté israélien. Et tandis que Tsahal intensifie le rythme de ses attaques punitives sur la petite enclave côtière, le groupe islamiste Hamas n'a, lui, pas baissé pas le rythme de ses tirs de roquettes sur l'Etat hébreu. De quoi rendre l’hypothèse d’un cessez-le-feu totalement illusoire.  Quoi qu'il en soit, les rues de Gaza restaient désertes, ce matin, après une nouvelle série de bombardements nocturnes. Gaza, où il flotte désormais un air de deuil et de désolation.

A la sortie du conseil de sécurité de l'ONU qui s’est tenu hier, aucune déclaration n’a été faite, les États-Unis, en particulier, continuant de refuser toute déclaration conjointe permettant d’aboutir rapidement à un cessez-le-feu. Les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne, eux, ont annoncé qu'ils tiendraient une visioconférence d'urgence demain. Mais on voit mal comment ce "cycle insensé d'effusion de sang, de terreur et de destruction", ainsi que l'a qualifié le secrétaire général de l'ONU pourrait cesser rapidement. Interviewé hier soir, le Premier ministre israélien a, lui-même, affirmé que la fin des combats n’était pas proche. Benyamin Nétanyahou qui peut compter, par ailleurs, sur le soutien, certes nuancé, mais quasi unanime de la part de ses alliés traditionnels. Ou quand le temps de la diplomatie n'est, visiblement, pas encore arrivé. Mais peut-être davantage que les diplomaties onusiennes, américaine ou européennes, la clef pourrait-elle venir de certains états de la région : la Turquie, le Qatar, ou bien encore l'Arabie Saoudite ont tous des leviers d'influence sur les deux parties. Et puis, on pourrait encore citer le cas de l'Egypte. Samedi dernier, Le Caire a ouvert exceptionnellement sa frontière terrestre avec Gaza, pour permettre l'entrée d'ambulances au fameux terminal de Rafah, comprenez la seule ouverture aujourd'hui de l'enclave palestinienne sur le monde extérieur qui ne soit pas contrôlée par Israël.

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Au Chili, les électeurs étaient appelés, hier, à désigner les rédacteurs chargés de réécrire la Constitution du pays. Un scrutin marqué, on le verra, par la désaffection pour les blocs politiques traditionnels.    

L'Angleterre franchit aujourd'hui une étape majeure de son déconfinement. Boire une pinte à l'abri dans un pub, manger dans une salle de restaurant ou aller voir un match de football au stade est de nouveau possible depuis aujourd'hui. Malgré l'inquiétude face à la progression du variant indien, notamment, susceptible de remettre en question la levée finale des restrictions, le pays franchit, ici, une étape majeure de son déconfinement. Depuis ce matin, les hôtels sont également autorisés à rouvrir. De même que les lieux de culture : salles de spectacle ou musées. C’est le cas, en particulier, de la Tate Modern à Londres, où s’est rendu notre correspondant, Richard Place.

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Reportage à la Tate Modern de Londres juste avant sa réouverture ce lundi, signé Richard Place
Une famille face à l'œuvre Infinity Mirrored Room - Filled with the Brilliance of Life de l'artiste japonais Yayoi Kusama à la Tate Modern de Londres, le 17 mai 2021.
Une famille face à l'œuvre Infinity Mirrored Room - Filled with the Brilliance of Life de l'artiste japonais Yayoi Kusama à la Tate Modern de Londres, le 17 mai 2021. Crédits : Neil Hall / EPA - Maxppp

Un vaccin anti-Covid français verra-t-il le jour ? Ce matin, le laboratoire Sanofi a publié des résultats positifs d’un essai clinique.  

Ce midi avait lieu la clôture du dépôt des listes définitives pour le premier tour des élections régionales. Focus aujourd'hui autour de l'Ile-de-France.

Invité de la rédaction : Daniel Boy, directeur de recherches au Cevipof, spécialiste de la sociologie électorale.

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Daniel Boy : "Je m'attendais à ce que l'environnement soit un enjeu très important cité dans l'enquête Ipsos de fin avril mais c'est la délinquance puis le Covid. L'environnement est en 5e position."

Vives réactions ce matin après la parution, la veille, dans le JDD d'un article sur les soupçons d’emplois fictifs d’assistants parlementaires européens au Rassemblement National. 

Intervenants
  • politiste, directeur de recherche émérite au CEVIPOF, spécialiste de l'écologie politique.

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