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Photo d'un bureau de vote à Paris, lors des élections européennes de 2019.

Elections européennes : les leçons du scrutin

25 min

Quelle place pour les partis populistes, les Verts et les Libéraux après le scrutin des européennes ?

Photo d'un bureau de vote à Paris, lors des élections européennes de 2019.
Photo d'un bureau de vote à Paris, lors des élections européennes de 2019. Crédits : JEAN AYISSI - AFP

Si à défaut de pouvoir désigner clairement LE vainqueur de ces élections européennes, comprenez 28 scrutins nationaux, il fallait toutefois s'efforcer de dégager une tendance, voire une leçon, ce serait sans doute celle-ci : qu'on l'aime ou qu'on la déteste, l’UE ne laisse plus indifférent. Jamais depuis un quart de siècle, la mobilisation n'avait été aussi forte. Quand la participation était tombée en 2014 à son plus bas niveau historique, sous les 43%, elle aura dépassé cette année les 50% et augmenté pour la première fois en 40 ans d'histoire électorale à l'échelle du continent. Et, sans doute, l'une des explications possibles de cette mobilisation accrue aura été la polarisation désormais de la vie politique entre nationalistes d'un côté et proeuropéens de l'autre. L'un des enjeux de ce scrutin, du moins présenté comme tel, était en effet le risque de voir l'Europe submergée par une vague qualifiée tantôt de populiste tantôt de souverainiste, à tout le moins europhobe. Or, il ressort des résultats d'hier que le tsunami eurosceptique tant redouté, n’aura finalement pas déferlé sur le Vieux Continent.    

Plus exactement, si plusieurs formations peuvent, c'est vrai, se vanter d'être arrivées en tête dans leur pays respectifs, en France, en Italie, en Hongrie ou bien encore au Royaume-Uni, leurs thèmes de prédilection, qu'il s'agisse de la crise migratoire ou du chaos du Brexit n'auront pas permis de barrer totalement la marche des partis europhiles. Et ce devrait être encore plus vrai à Strasbourg, où toutes ces droites extrêmes, morcelées en trois groupes politiques distincts, n'ont jamais été capables, jusqu'à présent, de s’entendre au niveau européen.

Crédits : Visactu

Les autres titres de l'actualité

Ces élections européennes auront été marquées par l’affaiblissement des deux formations qui, depuis près de quarante ans, auront régenté le paysage politique communautaire : les conservateurs du Parti populaire européen d'un côté (PPE) et les sociaux-démocrates de l'autre (PSE). L'occasion, notamment, d'évoquer la percée des Verts sur le continent.

En France, ce scrutin aura confirmé la nouvelle bipolarisation de la vie politique entre entre La République en Marche et le Rassemblement National. Ou dit autrement, l'émiettement sinon l'explosion des partis de gouvernement sous la Ve République : le Parti socialiste d'un côté et les Républicains de l'autre.   

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En France, confirmation d'un nouveau cadre politique avec le duel Rassemblement National - La République en Marche. Analyse d'Anne Fauquembergue

L'invité de la rédaction : Jérôme Sainte-Marie, politologue, sondeur et président de PollingVox.

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6 min
Jérôme Sainte-Marie analyse le vote à ces européennes, en particulier des Français
Crédits : Visactu

Verdict inédit hier en Irak pour des citoyens français : 3 djihadistes ont été condamnés à mort à Bagdad pour leur implication au sein de l'organisation Etat Islamique. Ce matin, un quatrième Français a également été condamné à mort pour appartenance à l'organisation Etat Islamique.

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