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Le nouveau président argentin, Alberto Fernández, au micro, et sa vice-présidente, Cristina Kirchner, avec son éventail.

Le péronisme de retour en Argentine

26 min

Alberto Fernández a remporté hier l'élection présidentielle en Argentine. De centre gauche, connu pour sa discrétion et sa modération, il est en somme tout le contraire de sa vice-présidente, la volcanique et ancienne Présidente Cristina Kirchner.

Le nouveau président argentin, Alberto Fernández, au micro, et sa vice-présidente, Cristina Kirchner, avec son éventail.
Le nouveau président argentin, Alberto Fernández, au micro, et sa vice-présidente, Cristina Kirchner, avec son éventail. Crédits : ALEJANDRO PAGNI - AFP

Dans une région, l'Amérique latine, secouée depuis plusieurs semaines par de très nombreuses crises, à la fois politiques et sociales, comment faut-il comprendre la victoire, hier, d'Alberto Fernández, dès le premier tour de la présidentielle, en Argentine ? Tout d'abord, comme un retour de l'idéologie péroniste, mouvement ouvrier et populaire, ou dit autrement un retour de la gauche au pouvoir. Mais, sans doute davantage encore, les résultats d'hier témoignent-ils d'un rejet de la politique d'austérité du gouvernement libéral sortant, incarné par le président Mauricio Macri et dont le bilan s'avère pour le moins catastrophique. Miné par l'inflation autant que la récession, l'Argentine est aujourd'hui un pays en état d'urgence alimentaire, où la moitié de la population mineure vit dans la pauvreté. Autant dire que le défi pour Alberto Fernández s'annonce vertigineux. 

Et c'est aussi, d'ailleurs, la raison pour laquelle certains investisseurs s’inquiètent, dès à présent, du rôle que pourrait désormais jouer la colistière, d'Alberto Fernández, la très clivante et ancienne Présidente Cristina Kirchner, dont les deux mandats précédents, avaient été marqués par des politiques interventionnistes. Rappelons, par ailleurs, que l'ancienne cheffe d'Etat, visée par plusieurs enquêtes pour corruption, mais aussi consciente des passions qu’elle provoque, avait préféré laisser le premier rôle à Alberto Fernández, pour se garantir une victoire. Problème, les péronistes de centre gauche sont, pour une bonne partie d'entre eux, hostiles au kirchnérisme.

Chiffres-clés de l'Argentine
Chiffres-clés de l'Argentine Crédits : Gustavo Izus, Nicolas Ramallo - AFP

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Intervenants
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