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Un panneau d'arrêt tagué à Bure, dans le nord-est de la France.

Un procès radioactif

24 min

Ce matin s'est ouvert le procès de sept militants opposés à l’enfouissement des déchets nucléaires et renvoyés devant la justice pour association de malfaiteurs.

Un panneau d'arrêt tagué à Bure, dans le nord-est de la France.
Un panneau d'arrêt tagué à Bure, dans le nord-est de la France. Crédits : EAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN - AFP

C'est l'histoire d'un petit village, Bure, 82 habitants, aux confins de la Meuse et de la Haute-Marne, devenu l'épicentre de la contestation antinucléaire après avoir été choisi pour devenir le site d'enfouissement national de tous les déchets à haute activité les plus dangereux de la filière française. Voilà plus de 20 ans, maintenant, que des militants se battent contre la construction dans des galeries creusées dans l’argile, à 500 mètres de profondeur, de cette poubelle radioactive géante, destinée à rester là pour les siècles des siècles. Et ce matin encore, des dizaines d'opposants ont prévu de poursuivre la lutte en venant cette fois-ci soutenir 7 de leurs camarades, trois femmes et quatre hommes, âgés de 28 à 48 ans, renvoyés devant le tribunal correctionnel de Bar-Le-Duc, notamment, pour "association de malfaiteurs", comprenez pour avoir organisé une "manifestation illicite" le 15 aout 2017.   

Le procès est prévu pour durer jusqu'à jeudi. Il devrait mettre en lumière les grandes étapes de cette mobilisation contre l’enfouissement desdits déchets. Mais aussi rappeler la disproportion entre la modestie des infractions, d'un côté, et les moyens à la fois humains et techniques, pour certains généralement utilisés contre le crime organisé, déployés dans le cadre d'une enquête qui aura duré plus de 3 longues années. Disproportion, aussi, dans les peines encourues, puisque six d’entre eux risquent dix années de prison.

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Les immatriculations de voitures neuves en France ont augmenté de plus de 46% en rythme annuel le mois dernier. Des chiffres en trompe l’œil. 

Selon un document interne, remis aux cadres dirigeants en début d’année et auquel a accédé le Financial Times, il ressort que plus de 60% des produits alimentaires et des boissons vendus par Nestlé sont mauvais pour la santé.

Après le psychodrame autour des régionales en PACA, nouvelle fracture au sein de la droite.  Ou quand Guillaume Peltier, numéro 2 du parti Les Républicains et ex membre du FN s'attire les foudres de son propre camp.   

Parce que le retour des jours heureux devra, aussi, passer par la fin du "quoi qu'il en coûte, depuis ce matin", un certain nombre d'aides aux entreprises touchées par la crise liée au Covid-19 ont été réduites. 

Invité de la rédaction : Philippe Martin, président délégué du Conseil d'analyse économique. Il répond à Anne-Laure Jumet :  

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5 min
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Intervenants
  • économiste et président délégué du Conseil d’analyse économique (CAE)

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