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Une passante dans les rues de Rouen après l'incendie de l'usine Lubrizol

Anxiété mêlée de colère à Rouen

25 min

Cinq jours après le violent incendie de l'usine Lubrizol à Rouen, la population s'inquiète toujours des conséquences sanitaires et écologiques possibles de la catastrophe, en dépit des messages qui se veulent rassurants des pouvoirs publics.

Une passante dans les rues de Rouen après l'incendie de l'usine Lubrizol
Une passante dans les rues de Rouen après l'incendie de l'usine Lubrizol Crédits : LOU BENOIST - AFP

Après que 4 de ses ministres eurent déjà fait le déplacement à Rouen pour tenter, en vain, de convaincre une population toujours plus inquiète que les odeurs, certes, "gênantes" ne sont pas pour autant "nocives", c'était au tour d'Edouard Philippe de venir sur place, hier, pour non seulement défendre l'action de son gouvernement, mais aussi y assurer, devant l'usine chimique Lubrizol, que "la qualité de l'air n'est pas en cause". Sauf que depuis 5 jours, force est de constater que la cohorte des officiels sur les lieux de la catastrophe aura surtout produit l'effet inverse, en alimentant davantage encore la suspicion. Hier soir, aux cris de «On veut la vérité, on ne veut pas crever», plusieurs centaines de citoyens ont bruyamment manifesté leur inquiétude, devant la salle où se tenait le conseil métropolitain en présence du préfet, avant d'être repoussés par la police. Enfin, aujourd'hui encore, à partir de 18heures, au départ du palais de justice de Rouen jusqu’à la préfecture, plusieurs associations, ONG et syndicats ont également prévu de faire part de leur colère autant que de leur anxiété, et de réclamer surtout la vérité concernant cet incendie.  Ce matin, le ministre de l'Agriculture Didier Guillaume, a indiqué que les résultats d'analyses sur les suies et pollutions seront publiés "demain ou après-demain". Quant à la ministre de la Transition écologique, Elisabeth Borne, elle sera auditionnée demain par la commission du Développement durable de l'Assemblée nationale.

Les autres titres de l'actualité

La Cour de justice de la République a décidé de juger l'ancien Premier ministre Edouard Balladur et son ex-ministre de la Défense François Léotard, dans le volet financier de l'affaire Karachi.  Les deux hommes sont renvoyés pour "complicités d'abus de biens sociaux" dans cette affaire de possible financement occulte de la campagne présidentielle de 1995.    

Depuis ce matin la République populaire de Chine se livre à une véritable démonstration de force avec un défilé militaire record, à l'occasion du 70ème anniversaire du régime communiste. Autant de célébrations défiées à Hong Kong par des manifestants pro-démocratie qui ont, eux, promis de gâcher la fête du pouvoir central.  

La journaliste marocaine, Hajar Raissouni, 28 ans, a été condamnée hier à un an de prison ferme pour "avortement illégal" et "relations sexuelles hors mariage", par le tribunal de Rabat.

La confusion politique règne au Pérou après que le Parlement, dont le chef de l'Etat avait pourtant prononcé hier la dissolution, a décidé de riposter ce matin en suspendant le Président pour un an.   

L'invité de la rédaction : Pascal Pavageau, ex secrétaire général du syndicat Force Ouvrière.

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Pascal Pavageau sur son éviction de FO : " une quinzaine de personnes ont pris en hold-up cette organisation"
Pascal Pavageau, ex secrétaire général du syndicat Force Ouvrière, le 1er octobre 2019
Pascal Pavageau, ex secrétaire général du syndicat Force Ouvrière, le 1er octobre 2019 Crédits : Nathalie Lopes - Radio France
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