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Un membre de l'ONG française ACAT se tient devant un faux char d'assaut sur la place de la République à Paris à l'occasion du 30eme anniversaire de la répression de la place Tian'anmen en Chine

30 ans après, la Chine continue à respecter scrupuleusement le "tabou" de Tiananmen

24 min

30 ans, jour pour jour, après la répression du Printemps de Pékin, l'intervention sanglante de l'armée chinoise contre les milliers d'étudiants rassemblés sur la place Tiananmen pour réclamer la liberté d'expression et le droit de manifester reste un sujet tabou en Chine.

Un membre de l'ONG française ACAT se tient devant un faux char d'assaut sur la place de la République à Paris à l'occasion du 30eme anniversaire de la répression de la place Tian'anmen en Chine
Un membre de l'ONG française ACAT se tient devant un faux char d'assaut sur la place de la République à Paris à l'occasion du 30eme anniversaire de la répression de la place Tian'anmen en Chine Crédits : STRINGER - AFP

S'il fallait encore se convaincre qu'en Chine, liberté économique et liberté politique n'ont pas pris tout à fait le même virage, on se contentera d'observer comment 30 ans, jour pour jour, après le massacre de la place Tiananmen, les autorités avancent aujourd'hui, sans scrupule aucun, le succès économique impressionnant du pays comme une justification, a posteriori, de la répression dans le sang du mouvement étudiant. Quand dimanche dernier, le ministre chinois de la Défense estimait que les mesures prises par le gouvernement central pour mettre fin à ces troubles étaient « correctes » et avaient permis d'assurer la « stabilité et le développement » de la Chine, hier encore, le quotidien anglophone Global Times, proche du pouvoir, jugeait lui que la répression avait permis de « vacciner la société » contre toute agitation politique.   

Pour le reste, évidemment, le gouvernement a choisi de faire le moins d'allusions possibles à ces événements tragiques et même imposé une véritable chape de silence. Sans compter que pour dissuader notamment les plus curieux de se rapprocher de la place Tiananmen, les autorités disposent désormais d'un moyen infaillible : un gigantesque parc de caméras de surveillance. Depuis que la Chine a lancé son opération « Sharp Eyes », c'était en 2012, 176 millions de ces caméras ont déjà été installées dans le pays. Ou comment la high tech a réussi à tuer toute velléité de contestation en Chine.

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Sébastien Chenu, député Rassemblement national du Nord, le 4 juin 2019 Crédits : Nathalie Lopes - Radio France
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