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Un parent d'un soldat arménien, tué dans le Haut-Karabakh, place sa tête sur le cercueil de son fils, au cimetière militaire de Yerablur dans la banlieue d'Erevan

L'annonce d'un accord de cessez-le-feu au Haut-Karabakh se répand comme une traînée de poudre en Arménie

24 min

Un accord de paix a été signé la nuit dernière sous l'égide de la Russie, censé mettre fin aux hostilités entre l'Azerbaïdjan et l'Arménie.

Un parent d'un soldat arménien, tué dans le Haut-Karabakh, place sa tête sur le cercueil de son fils, au cimetière militaire de Yerablur dans la banlieue d'Erevan
Un parent d'un soldat arménien, tué dans le Haut-Karabakh, place sa tête sur le cercueil de son fils, au cimetière militaire de Yerablur dans la banlieue d'Erevan Crédits : KAREN MINASYAN - AFP

Après six semaines d'affrontements meurtriers et pas moins de trois tentatives de cessez-le-feu infructueuses, on aurait pu imaginer que l'annonce, cette nuit, d'un accord pour mettre un terme définitif aux combats dans l'enclave du Haut-Karabakh soit accueillie comme un soulagement. A l'inverse, parce qu'elle consacre, en réalité, la victoire de l'Azerbaïdjan, la nouvelle s'est aussitôt répandue comme une traînée de poudre dans la capitale arménienne, avant d'être accueillie par des cris de rage et de dépit par une foule de manifestants, vociférant leur hargne contre le Premier ministre qualifié de "traître à la Nation". Toute la nuit, des centaines d'émeutiers ont occupé, tour à tour, le siège du gouvernement et le Parlement. En d'autres termes, non seulement ce cessez-le-feu aura peu de chances, a priori, de mettre fin à la haine réciproque entre les deux ennemis (en témoigne, d'ailleurs, la déclaration, hier, du président azerbaïdjanais : "J’avais dit qu’on chasserait [les Arméniens] de nos terres comme des chiens, et nous l’avons fait") ; mais cet accord aura aussi possiblement ouvert une profonde crise politique en Arménie.

Rappel au sujet de l'Azerbaïdjan et de cette guerre > vidéo d'analyse dans le Regard de l'autre, par Jean-Marc Four et Franck Ballanger, publié le 18 octobre dernier :

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Intervenants
  • virologue, directeur de recherche au CNRS, travaille à l’Institut de Biologie Intégrative de la Cellule de l’Université Paris-Saclay.
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