LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
Photo d'une carte vitale

Sécu et/ou budget 2019 : le règlement de comptes a commencé

26 min

Revenu l'an dernier à son plus bas niveau en près de deux décennies, le déficit de la Sécurité sociale devrait se creuser à nouveau en 2019. Un retour à l’équilibre remis en cause par le ralentissement économique, mais aussi les concessions accordées aux "gilets jaunes".

Photo d'une carte vitale
Photo d'une carte vitale Crédits : DENIS CHARLET / - AFP

Ce devait être une première en France, plus exactement du jamais vu en dix-huit ans. La loi de financement de la Sécurité sociale prévoyait un excédent de 100 millions d'euros en 2019. Sauf que depuis le vent a tourné et la promesse s'est finalement fracassée non seulement, sur la réalité du ralentissement économique, comprenez une croissance de la masse salariale nettement inférieure à la prévision initiale, mais aussi des concessions aux Gilets jaunes, qu'il s'agisse de l'exonération rétroactive de cotisations sociales sur les heures supplémentaires ou de l’annulation de la hausse de la CSG pour une partie des retraités. De sorte que le déficit de la Sécu va, donc, in fine de nouveau se creuser en 2019 et pourrait même être encore plus important que l'an dernier.  

Dans ces conditions on se dit que la "prime Macron" votée en décembre dernier, a aujourd'hui quelque chose du cadeau empoisonné. D'autant que le gouvernement sait, en réalité, depuis plusieurs mois déjà que sa projection de départ était devenue chimérique. Et sans compter que l'addition pourrait se corser davantage encore, si l'Etat ne compensait pas à la Sécu les autres "mesures d'urgence" adoptées en fin d'année, au plus fort de la crise des gilets jaunes. Ou quand l'exécutif pourrait avoir de plus en plus de mal à justifier sa nouvelle politique de transferts financiers de la Sécurité sociale vers l'Etat.

Crédits : Visactu

Les autres titres de l'actualité

C'est aujourd'hui que le Sénat doit adopter, après l'Assemblée, le projet de loi Santé porté par Agnès Buzyn, et ce sur fond de crise dans les urgences.  Une mobilisation dans les hôpitaux publics est d'ailleurs prévue cet après-midi à l'appel de plusieurs syndicats.   

Le ministre de l'écologie, François de Rugy, a annulé sa visite prévu depuis des mois autour du projet de la Montagne d'or en Guyane jeudi. Il se rendra sur place en septembre prochain.

En Italie, les dirigeants de la coalition au pouvoir semblent s'être mis d'accord sur la nécessité d'éviter que Rome soit sanctionnée par la Commission européenne. 

La semaine dernière, Bruxelles avait conclu que l'augmentation de la dette de l'Italie justifiait l'ouverture d'une procédure disciplinaire. 75 migrants dont au moins 32 enfants et mineurs non accompagnés, partis de Libye et secourus il y a 10 jours par un remorqueur égyptien attendent toujours de pouvoir débarquer, ce à quoi se refusent pour l'instant les autorités tunisiennes.

L'Organisation internationale du travail fête ses 100 ans Depuis hier, 5 000 représentants des Etats, des employeurs et des travailleurs sont réunis à Genève. 

L'invité de la rédaction, s'agissant de la réforme de l’audiovisuel public : André Gattolin, sénateur LREM des Hauts-de-Seine.

Écouter
7 min
André Gattolin : "J’ai quelque doute personnellement sur la capacité de faire de la radio et de la télévision en même temps"
André Gattolin, sénateur LREM des Hauts-de-Seine, le 11 juin 2019
André Gattolin, sénateur LREM des Hauts-de-Seine, le 11 juin 2019 Crédits : Nathalie Lopes - Radio France
Intervenants
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......