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Boulevard Voltaire à Paris, une plaque en hommage aux victimes des attentats du 13 novembre 2015.

13 novembre, mémoires collective et individuelles

24 min

Depuis ce matin, des cérémonies d'hommage aux victimes des attentats du 13 novembre, ponctuées notamment par des minutes de silence et des dépôts de gerbes sur les lieux frappés par les attaques, sont organisées en présence de plusieurs membres du gouvernement et de la maire de Paris.

Boulevard Voltaire à Paris, une plaque en hommage aux victimes des attentats du 13 novembre 2015.
Boulevard Voltaire à Paris, une plaque en hommage aux victimes des attentats du 13 novembre 2015. Crédits : STEPHANE DE SAKUTIN - AFP

Si deux jours après les célébrations du centenaire de l'armistice, cette journée du 13 novembre vient, à son tour, s'imposer comme un marqueur de notre mémoire collective, elle soulève, cette fois-ci, une question complexe, celle de savoir comment commémorer une histoire, par des biens aspects, encore inachevée ? 

Trois ans après les attentats qui ont fait 130 morts et plus de 350 blessés, un hommage national est rendu aujourd'hui aux victimes des attaques de la nuit du 13 novembre 2015. Ce matin, parti du Stade de France pour rejoindre le Bataclan, en passant par les terrasses des bars et restaurants visées par les fusillades, un cortège composé du Premier ministre et du ministre de l'Intérieur, accompagnés par la maire de Paris ainsi que des élus locaux, ont retracé le parcours morbide de ces attentats jihadistes, les plus meurtriers jamais commis en France.  Mais parce que les commémorations ne sauraient suffire, à elles seules, à lutter contre l'oubli, autant qu'à organiser le souvenir, des chercheurs ont eux entrepris depuis deux ans, déjà, une recherche inédite, prévue pour durer dix ans et visant à consigner les témoignages d'un millier de personnes, depuis les victimes les plus exposées jusqu'aux témoins les plus éloignés. Et c'est ainsi qu'en analysant le processus de la mémoire collective, à travers les conséquences à la fois sanitaires, psychologiques et sociologiques de ces événements, ce programme piloté par les chercheurs Denis Peschanski et Francis Eustache doit, à terme, dessiner la manière dont la société se souvient et se souviendra de ces attentats.

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