LE DIRECT
Un panneau d'avertissement figure un tireur d'élite de l'Armée républicaine irlandaise (IRA), à Derry, en Irlande du Nord.

La paix, décidément, fragile en Irlande du Nord

25 min

A la veille des funérailles de la journaliste Lyra McKee, tuée jeudi en Irlande du Nord, voilà qu'un communiqué vient raviver le spectre du retour des violences civiles dans la province britannique : la Nouvelle IRA admet sa responsabilité dans la mort par balle de la jeune femme.

Un panneau d'avertissement figure un tireur d'élite de l'Armée républicaine irlandaise (IRA), à Derry, en Irlande du Nord.
Un panneau d'avertissement figure un tireur d'élite de l'Armée républicaine irlandaise (IRA), à Derry, en Irlande du Nord. Crédits : PAUL FAITH - AFP

Sur l'emblématique mur du "Free Derry Corner", symbole des revendications séparatistes en Irlande du Nord, on peut lire ces mots : "Pas en notre nom. Repose en paix Lyra". Un message qui reflète tout à la fois la colère des habitants, meurtris par des décennies de Troubles, mais aussi le rejet de toute forme de violence. Et pourtant, ce matin, le message codé envoyé à la rédaction du Irish News apparaît bel et bien comme une nouvelle plaie dans l'histoire des violences qui auront secoué 30 années durant la province britannique. Dans cette déclaration, la Nouvelle IRA y admet sa responsabilité dans la mort, jeudi dernier, de la journaliste Lyra McKee, tuée par balle lors d'affrontements à Derry-Londonderry. Le groupe républicain dissident (luttant pour la réunification de l'île) présente, certes, “ses entières excuses à la famille et aux amis de la jeune femme" mais se justifie, par ailleurs, en expliquant que la journaliste a été "tragiquement" tuée alors qu'elle se "tenait à côté des forces ennemies lourdement armées".

Les autres titres de l'actualité

Au Sri Lanka, le dernier bilan des attentats suicides fait état d'au moins 321 morts. S'agissant de l'enquête, les autorités laissent entendre que ces attaques auraient été perpétrées en représailles au massacre commis, le mois dernier, dans plusieurs mosquées de la ville de Christchurch en Nouvelle-Zélande.    

La Cour suprême de Birmanie a rejeté le recours des deux journalistes de l'agence Reuters, condamnés à sept ans de prison après avoir enquêté sur un massacre de musulmans Rohingyas.

L'offensive judiciaire contre de puissants patrons algériens a fait une nouvelle victime : Issad Rebrab, considéré comme la première fortune du pays, a été incarcéré la nuit dernière dans le cadre d'une enquête anti-corruption.   

En pleine affaire Ghosn, Emmanuel Macron reçoit aujourd'hui le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, à l'Elysée.

L'opposition n'a pas de mots assez durs contre la tête de liste de La république en marche aux élections européennes, Nathalie Loiseau, après que le site d'investigation Médiapart a révélé qu'elle s'était engagée dans sa jeunesse aux côtés de militants d'extrême droite.    

Le journaliste Gaspard Glanz, interpellé samedi dernier lors de l'acte 23 des Gilets Jaunes, s'est vu remettre hier une convocation pour être jugé le 18 octobre prochain au tribunal de Paris.

L'invité de la rédaction : Patrick Eveno, universitaire, spécialiste de l’histoire des médias.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......