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La patron de la Ligue, Matteo Salvini (g) et l'ex-Président italien du conseil, Giuseppe Conte (d)

Au crépuscule du populisme italien

25 min

En Italie, la voie semble désormais ouverte pour un gouvernement de coalition Mouvement 5 Etoiles/Parti Démocrate, dans le plus pur style de transformisme politique de la péninsule. Une alliance, toutefois, fragile.

La patron de la Ligue, Matteo Salvini (g) et l'ex-Président italien du conseil, Giuseppe Conte (d)
La patron de la Ligue, Matteo Salvini (g) et l'ex-Président italien du conseil, Giuseppe Conte (d) Crédits : ANDREAS SOLARO - AFP

Si le club des dirigeants qui portent un discours antisystème aux accents parfois populistes ne cesse de grossir, jusqu'à bousculer la diplomatie mondiale, au détriment de la coopération internationale, il est un pays, ce matin, où les prochaines heures devraient s'avérer décisives et permettre ainsi de répondre à cette question : est-on à l'aube d'un nouveau populisme ou, au contraire, à son crépuscule ? En Italie, les discussions se poursuivent pour sceller un accord sur la formation d'un nouveau gouvernement. Or si mathématiquement une autre majorité gouvernementale au Parlement semble possible, toutes les options restent en encore envisageables, compte tenu à la fois des divisions internes à la gauche, du morcellement à l'oeuvre au sein du Mouvement anti-système 5 Etoiles, sans oublier, bien sûr, la popularité actuelle de la Ligue d'extrême droite. Seule certitude, aucune majorité n'est aujourd'hui possible. Sans compter que le sort de Giuseppe Conte, constitue aujourd'hui le principal obstacle à la constitution d'une coalition alternative. Du moins était-ce encore le cas hier jusqu'à ce que le Parti Démocrate ne décide finalement de lever son veto à la reconduction de l'ancien Premier ministre à la présidence du Conseil, plaçant ainsi la formation de centre gauche et le mouvement anti-système 5 étoiles aux portes d'un accord pour former une nouvelle coalition.

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Le président brésilien pourrait se rendre cette semaine en Amazonie, pour évaluer les mesures engagées dans la lutte contre les incendies qui ravagent la forêt tropicale. Jair Bolsonaro qui a rejeté, par ailleurs, l'offre d'aide des pays du G7, lesquels ont proposé de débloquer au moins 20 millions de dollars.   

Le président russe, Vladimir Poutine, reçoit aujourd'hui son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan.  Au coeur des discussions : le contrôle de la région d'Idleb. Les deux capitales soutiennent des camps adverses. Mais Moscou et Ankara ont encore des intérêts mutuels à préserver.

Au lendemain du G7, le président français prononce ce matin le traditionnel discours d’ouverture de la conférence des ambassadeurs, lequel marque la rentrée annuelle des diplomates.

Quand l'exécutif se résout à la méthode douce sur les retraites en France.  Hier soir, Emmanuel Macron a marqué sa préférence pour un accord avec les partenaires sociaux, sur la durée de cotisation. Une préférence qui s'inscrit à rebours des préconisations du Haut commissaire, Jean-Paul Delevoye, lequel recommandait dans ses préconisations endossées par Matignon l'instauration d'un âge pivot à 64 ans, sous peine de décote.    

Pour sa troisième rentrée, Jean-Michel Blanquer donnait ce matin sa traditionnelle conférence de presse. L'occasion pour le ministre de l'Education de réaffirmer les priorités du gouvernement, sous le signe de l’apaisement après la grève des correcteurs du bac en juillet et les manifestations du printemps contre sa loi. Rentrée placée sous le signe de l'écologie avec une conférence de presse dans les jardins du ministère pour détailler le lancement de mesures comme "des éco délégués dans chaque classe, le développement en lien avec les collectivités locales de potagers, de ruches, de perchoirs à oiseaux, la revégétalisation, le tri des déchets" :

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La rentrée de Jean-Michel Blanquer évoquée par Hakim Kasmi

Invitée de la rédaction pour réagir à ces annonces : Francette Popineau, co-secrétaire générale et porte-parole du SNUipp-FSU.

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Francette Popineau : "Le ton a changé et un costume de rentrée est mis qui tient compte du conflit du printemps"
Francette Popineau, co-secrétaire générale et porte-parole du SNUipp-FSU, le 27 août 2019
Francette Popineau, co-secrétaire générale et porte-parole du SNUipp-FSU, le 27 août 2019 Crédits : Nathalie Lopes - Radio France
Crédits : Visactu
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