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Des policiers se tiennent devant la mosquée de Bayonne, où un activiste d'extrême-droite a grièvement blessé par balles deux fidèles.

Laïcité et islam, un contexte explosif

25 min

Au lendemain d'une attaque menée, à Bayonne, contre une mosquée, le Sénat examine aujourd'hui une proposition de loi visant à interdire le port de signes religieux aux parents accompagnant des sorties scolaires.

Des policiers se tiennent devant la mosquée de Bayonne, où un activiste d'extrême-droite a grièvement blessé par balles deux fidèles.
Des policiers se tiennent devant la mosquée de Bayonne, où un activiste d'extrême-droite a grièvement blessé par balles deux fidèles. Crédits : GAIZKA IROZ - AFP

Si, à l'évidence, la succession des événements, ces dernières heures, ne relève de rien d'autre que du pur hasard, la coïncidence des faits n'en reste pas moins éloquente. Hier, au lendemain même de l'annonce de la mort du leader de l'organisation Etat islamique, et quelques heures seulement après qu'Emmanuel Macron eut reçu à l’Elysée les représentants du culte musulman, voilà qu'on apprenait qu'un extrémiste de droite tirait à balles réelles sur deux septuagénaires devant la mosquée de Bayonne. Et c'est encore dans ce climat anxiogène, amplement nourri par les amalgames, que le Sénat doit, lui, examiner, aujourd'hui, une proposition de loi visant à interdire le port de signes religieux aux parents accompagnant des sorties scolaires. Or, là encore, même si le texte a été déposé en juillet dernier, autrement-dit, bien avant la nouvelle polémique sur le port du voile relancée récemment par un élu du Rassemblement National, il prend à présent un relief tout particulier. Enfin, ultime révélation dans ce contexte politique, pour le moins, explosif, voilà qu'on apprend aujourd'hui que le gouvernement réfléchirait à la création d'un "monsieur immigration".  Ce projet défendu par Stanislas Guerini, le patron de la République en marche, un très proche d'Emmanuel Macron, serait encore à l'étude. Mais, d'ores et déjà, il résonne comme un possible retour aux années Sarkozy, en l'occurrence celles du ministère de l'Immigration et de l'identité nationale, c'est-à-dire des créations au potentiel inflammable.  

Depuis sa lettre aux Français, en début d'année, le chef de l'Etat se sera emparé, à plusieurs reprises, déjà, de la thématique de l’immigration. Et finalement, avec ce télescopage aussi troublant qu'imprévisible entre le calendrier d'un côté et l'actualité de l'autre, le chef de l'Etat apparaît, aujourd'hui, un peu dépassé par les événements.

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Le recteur de la mosquée de Lyon demande la protection du président de la République. Kamel Kabtane fustige la banalisation des discours de haine contre les musulmans.

"Grenelle" des violences conjugales : de premières pistes d'action ont été remises, ce matin, au gouvernement.

L'Assemblée nationale s'apprête à voter, cet après-midi, le projet de budget de la Sécurité sociale pour 2020, après une semaine de débats où la situation des hôpitaux, notamment, aura été au cœur des préoccupations de l'hémicycle.   

Myriam El Khomri doit remettre aujourd'hui à la ministre des Solidarités, Agnès Buzyn, un rapport sur les métiers liés au grand âge.   

Invité de la rédaction : Guillaume Quercy, président de l’Union nationale de l’aide, des soins et des services aux domiciles.   

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4 min
Guillaume Quercy : "Une vraie réforme de notre système de santé devra passer par le renforcement de l’aide à domicile."
Guillaume Quercy, président de l’Union nationale de l’aide, des soins et des services aux domiciles.
Guillaume Quercy, président de l’Union nationale de l’aide, des soins et des services aux domiciles. Crédits : Nathalie Lopes - Radio France

Maintenant que leur ennemi, le chef du groupe Etat Islamique, est mort, les Kurdes syriens (alliés clefs contre l'EI) vont avoir à se préoccuper de leur propre sécurité" face aux offensives turques.

Au moment où l'ex-colonie britannique vit sa pire crise politique depuis sa rétocession à la Chine, Joshua Wong, figure du mouvement pro-démocratie à Hong Kong, a crié à la "censure" politique en annonçant, ce matin, que sa candidature aux élections locales avait été invalidée.

Intervenants
  • président de l’Union nationale de l’aide, des soins et des services aux domiciles.
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