LE DIRECT
Façade de la prestigieuse Ecole Nationale d'Administration, à Paris

Adieu l'ENA

25 min

Suppression de certains "grands corps" de l'Etat au profit d'une haute administration décloisonnée : la réforme de la haute fonction publique franchit aujourd'hui une étape symbolique avec la disparition de l'ENA.

Façade de la prestigieuse Ecole Nationale d'Administration, à Paris
Façade de la prestigieuse Ecole Nationale d'Administration, à Paris Crédits : JACK GUEZ - AFP

Depuis les "gilets jaunes" et dans le contexte de crise que vit, à nouveau, le pays aujourd'hui, combien de fois la petite musique autour de ces élites "hors sol" jugées responsables des errements de la politique aura été entendue ? Trop souvent, sans doute, au point qu'Emmanuel Macron, pourtant lui-même issu de l'ENA, avait promis de réformer la haute fonction publique. Et depuis ce matin c'est chose faite. Le conseil des ministres a officiellement acté la dispaition de l'Ecole nationale d'administration, avec une ordonnance créant l'ISP. 

Mais d'un acronyme à l'autre, qu'est-ce qui va changer concrètement ? Bien sûr, l'Institut du Service Public formera toujours des cadres de l'Etat. La vrai nouveauté réside dans les règles de sortie. Tous les récipiendaires intégreront un corps unique, celui des administrateurs de l’État, qui remplacera celui des administrateurs civils, pour exercer des fonctions dites opérationnelles. En revanche, avec la suppression de l'ENA, l'objectif affiché par l'exécutif était, parallèlement, de diversifier les profils susceptibles d'entrer dans la haute fonction publique. Or de ce point de vue là il n'est pas certain que cette réforme permette d'y parvenir.

Les autres titres de l'actualité

Les dépenses de santé en France dépasseront de plus de 9 milliards d'euros le montant prévu cette année. Ce qui signifie qu'elles risquent de creuser le déficit de la Sécu, au-delà des 35,8 milliards déjà inscrits dans le budget 2021.    

Le chef de l'Etat entame à partir d'aujourd'hui un nouveau tour de France.  L'occasion de tenter une échappée vers 2022.  

Les agriculteurs seront dans la rue aujourd'hui. Du moins, les exploitants engagés dans l'agriculture biologique, en colère face à la réforme de la PAC. 

Invité de la rédaction : Philippe Camburet, président de la Fédération Nationale d'Agriculture Biologique. 

Écouter
6 min
Philippe Camburet : "Aujourd'hui encore, une majorité d'agriculteurs préfèrent être des utilisateurs réguliers de produits de synthèse pour s'assurer un rendement. Ils préfèrent cette sécurité là par rapport à des enjeux de santé."

Le ministère de l'Éducation a présenté ce matin les conditions de tenue du bac 2021.

La Marine iranienne a annoncé, ce matin, le naufrage d'un navire ravitailleur en mer d'Oman, après des heures de lutte contre un incendie qui s'était déclaré à bord la veille.

En butte aux sanctions américaines, le géant chinois des télécoms, Huawei,  lance aujourd'hui son propre système d'exploitation, HarmonyOs, afin de mieux lutter pour sa survie dans l'arène des smartphones.

Intervenants
  • président de la Fédération nationale d'agriculture biologique (Fnab)

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......