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Le président de la République Emmanuel Macron et l'ex-ministre de l'Intérieur Gérard Collomb

Y aurait-il quelque chose de pourri dans le Royaume de Macronie ?

24 min

Emmanuel Macron réunissait ce matin son Conseil des ministres, sans Gérard Collomb, dont le président a fini par accepter dans la nuit la démission, plongeant du même coup l'exécutif dans une nouvelle crise.

Le président de la République Emmanuel Macron et l'ex-ministre de l'Intérieur Gérard Collomb
Le président de la République Emmanuel Macron et l'ex-ministre de l'Intérieur Gérard Collomb Crédits : CHRISTIAN HARTMANN / POOL - AFP

Si la semaine précédente s’était conclue sur un doigt d’honneur aussi appuyé que marginal, celle-ci s’est ouverte avec une provocation, sinon un affront, d’une toute autre nature, tant elle expose de façon flagrante la véritable crise d'autorité du chef de l'Etat. Devant l'insistance de son parrain, Emmanuel Macron n'a visiblement pas eu d'autres choix, hier soir, que de céder en acceptant la démission de Gérard Collomb. Ou quand, décidément, il semble bien qu'il y ait quelque chose de pourri dans le Royaume de Macronie.

Mais pour tenter de sauver sinon les apparences du moins les meubles et ne pas faire de l'absentéisme à la table du Conseil des ministres une mauvaise habitude, le président de la République avait demandé, ce matin, à Edouard Philippe de s'asseoir sur deux fauteuils à la fois : le sien, de Premier ministre mais aussi celui du ministre de l'Intérieur, dont il assure désormais l'intérim. La passation de pouvoir, placée sous le signe de l'improvisation, a eu lieu juste avant le Conseil des ministres. Et en dépit des formules de politesses et de courtoise élémentaires en de telles circonstances, il n'en reste pas moins qu'une ambiance irrespirable semble s'être progressivement installée au plus haut sommet de l'Etat.   

Invité de ce journal pour évoquer avec nous cette crise gouvernementale : Pascal Perrineau, politologue et professeur des Universités à Sciences Po, ancien directeur du CEVIPOF. Il répondra notamment aux questions de Frédéric Says, qui analysera la situation avec Anne Fauquembergue. 

Pascal Perrineau, politologue et professeur des Universités à Sciences Po, ancien directeur du CEVIPOF, le 3 octobre 2018
Pascal Perrineau, politologue et professeur des Universités à Sciences Po, ancien directeur du CEVIPOF, le 3 octobre 2018 Crédits : Nathalie Lopes - Radio France

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Intervenants
  • Politologue et professeur des Universités à Sciences Po, ancien directeur du CEVIPOF
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