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Bercy, ministère du Budget

Coup de rabot à Bercy

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Après l'annonce, hier soir, de la suppression de 5 800 emplois à Bercy, plusieurs syndicats dénoncent, ce matin, une politique de casse de la fonction publique de même qu'un dégraissage des effectifs au détriment des missions publiques.

Bercy, ministère du Budget
Bercy, ministère du Budget Crédits : LOIC VENANCE - AFP

Quand la «simplification de la vie des Français» mais aussi «la baisse des impôts» conduit à la suppression de 5800 emplois. Voilà donc, peu ou prou, l'explication donnée hier par le ministère de l'Action et des Comptes publics, aux cinq organisations syndicales concernées, pour justifier la fermeture, d'ici à la fin du quinquennat, de près de 6000 postes à Bercy, autrefois connu sous le nom de ministère du Budget. Ce coup de rabot dans les effectifs s'expliquerait, notamment, par la suppression de la taxe d’habitation, mais aussi la mise en place du prélèvement à la source, de même que l’accord passé avec les buralistes pour payer ses impôts en liquide dans les bars-tabacs. En réalité, on savait déjà que sur la durée du quinquennat, le ministère entendait réaliser une baisse de 10 000 emplois environ, grâce à ou à cause, c'est selon, de profondes réformes structurelles. Des suppressions de postes censés compenser les créations au sein des ministères prioritaires que sont l’Éducation nationale, l’Intérieur, la Justice et l’Armée.

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Invité de la rédaction : Benjamin Morel, docteur en sciences politiques et maître de conférence à l'université Paris 2.   

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Benjamin Morel : "Les deux réformes, retraite et PMA, réactivent un clivage droite - gauche au sein de l'électorat centriste d'Emmanuel Macron"
Benjamin Morel, docteur en sciences politiques et maître de conférence à l'université Paris 2, le 4 septembre 2019.
Benjamin Morel, docteur en sciences politiques et maître de conférence à l'université Paris 2, le 4 septembre 2019. Crédits : Stéphane Robert - Radio France

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Intervenants
  • Politiste, lauréat du prix de la Thèse du Sénat 2017.
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