LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
Les deux logos des groupes allemand Siemens et français Alstom

Le mariage Alstom Siemens déraille

24 min

La Commission européenne a rejeté le projet de fusion entre le français Alstom et l'allemand Siemens, provoquant la colère de Paris et Berlin, fervents partisans de la création d'un champion européen du ferroviaire pour faire face à la concurrence chinoise.

Les deux logos des groupes allemand Siemens et français Alstom
Les deux logos des groupes allemand Siemens et français Alstom Crédits : HRISTOF STACHE, SEBASTIEN BOZON - AFP

Sans même attendre la décision de Bruxelles, le gouvernement français a donc confirmé, dès ce matin, ce que tout le monde attendait ou redoutait, c'est selon : la Commission européenne a mis son veto au projet de fusion entre l'allemand Siemens et le français Alstom. Au nom du libre jeu des forces du marché, comprenez d'une concurrence équitable, la création de ce géant du rail, annoncée en grandes pompes il y a 18 mois et louée par Paris comme Berlin comme un accomplissement, en quelque sorte, de l'idéal européen n'aura finalement pas lieu.   

La Commission européenne avance notamment que cette fusion de Siemens et Alstom aurait eu des conséquences désastreuses, en particulier en faisant monter les prix des trains pour les compagnies ferroviaires et, par voix de conséquence, celui des billets pour les consommateurs. A l'inverse, les gouvernements français et allemands, comme les industriels, jugeaient indispensable de mettre sur pied un champion capable de rivaliser la concurrence chinoise, notamment. Qui a raison et qui a tort ?

Les autres titres de l'actualité

La Cour des comptes a publié ce matin son rapport annuel 2019, mettant en lumière des exemples de mauvaise gestion de l'argent public. 

Invitée : la députée UDI Frédérique Dumas, auteure d'un rapport sur la réforme de l'audiovisuel public en septembre dernier.

Après le revers essuyé hier soir par l'exécutif au Sénat, mais aussi après le non vote de certains députés indisciplinés de la majorité à l'Assemblée, et bien sûr au lendemain d'une journée de mobilisation à l'appel de la CGT, nous nous poserons la question de savoir si Emmanuel Macron ne serait pas en train de recréer lui-même les conditions d'un clivage droite gauche, tel qu'il existait dans l'Ancien Monde. 

En dépit de ses appels à l'unité, lors de son discours hier soir sur l'état de l'Union, Donald Trump se sera avant tout adressé à sa base électorale. Tout en appelant à surmonter les "vieilles divisions" et à forger des compromis, le président américain est resté inflexible sur ses thèmes de prédilection - l'immigration et le commerce - qu'il ne devrait cesser de développer en vue de l'élection présidentielle de 2020.    

Tandis qu'on a appris hier que le prochain sommet entre le président américain et son homologue nord coréen aurait lieu au Vietnam à la fin du mois, il semble que Washington soit prêt désormais à se montrer plus flexible dans ses négociations avec Pyongyang.

Intervenants
  • députée UDI, anciennement LREM, vice-présidente de la commission des affaires culturelles de l'Assemblée nationale, ancienne productrice de cinéma
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......