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Le président de la République française, Emmanuel Macron, en visite officielle à Pékin.

L'immigration sans tabous. Emmanuel Macron assume

25 min

Alors qu'Edouard Philippe détaille, depuis ce matin, ses mesures sur l'immigration, Emmanuel Macron persiste et signe : "J'ai fixé un cap et le gouvernement l'applique".

Le président de la République française, Emmanuel Macron, en visite officielle à Pékin.
Le président de la République française, Emmanuel Macron, en visite officielle à Pékin. Crédits : LUDOVIC MARIN - AFP

Quatre semaines après le premier débat annuel au Parlement sur la question, voici donc le sujet sensible de l'immigration à nouveau sur la table, aujourd'hui, à l'occasion d'un Conseil interministériel. Depuis ce matin, Edouard Philippe égrène au total une vingtaine de mesures controversées, mesures déjà exposées, en réalité, lundi soir, à une partie de la majorité présidentielle et qui ont largement fuité hier, en particulier, l'instauration d'un délai de carence de trois mois pour l’accès des migrants (demandeurs d’asile ou non) à l’aide médicale d'Etat, mais aussi la mise en place d' "objectifs chiffrés" en matière d'immigrés "professionnels", selon la terminologie officielle, comprenez l'instauration d'une migration économique choisie, comme l’avait fait un certain…Nicolas Sarkozy.  

Ou comment prolonger, donc, une longue séquence ponctuée, depuis un mois déjà, par des mots-valises : voile, communautarisme et désormais quotas, comme autant de signaux envoyés à l'opinion, à six mois des prochaines municipales. Mais plus encore, si le calendrier de ces annonces ne doit probablement rien au hasard, la nature même de ces annonces interroge : à force de se présenter comme l'ultime rempart contre l'extrême-droite, tout en investissant son terrain de prédilection, Emmanuel Macron, lequel s'érige en briseur de tabous, ne touche-t-il pas là aux limites de son fameux "en même temps" ? Ce matin le chef de l'Etat assume : "J'ai fixé un cap", dit-il et "le gouvernement l'applique".

Crédits : Visactu

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