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Photo d'un missile lancé par l'Iran contre une base militaire américaine en Irak.

Iran : faut-il craindre la guerre ou espérer la désescalade ?

24 min

L'Iran a tiré 22 missiles sur des bases abritant des soldats américains en Irak, en représailles à l'assassinat par Washington de son puissant général Soleimani. Une riposte qui marque une "nouvelle phase" mais n'a pour le moment pas entraîné la déflagration tant redoutée.

Photo d'un missile lancé par l'Iran contre une base militaire américaine en Irak.
Photo d'un missile lancé par l'Iran contre une base militaire américaine en Irak. Crédits : IRAN PRESS - AFP

L’Iran avait promis de venger la mort du général Qassem Soleimani, assassiné vendredi dernier sur ordre de Washington. Et Téhéran a donc tenu sa promesse, hier soir, en frappant deux bases militaires, abritant des soldats américains en Irak. Au total pas moins de 22 missiles ont été tirés. Alors ces frappes, survenues en trois vagues successives, n'ont fait, a priori, aucune victime. Pour autant, ces raids revendiqués par Téhéran n'en marquent, pas moins, un tournant. De sorte que la question, à présent, pourrait se formuler ainsi : après la réponse iranienne, faut-il craindre la guerre ou espérer encore la désescalade ?  

Cette attaque est, certes, spectaculaire mais surtout symbolique. Le fait qu’aucun soldat américain n’est, a priori, été tué en minimise, évidemment, la portée. On pourrait même pensé que Téhéran a calibré sa réponse pour que celle-ci soit significative mais sans être considéré, pour autant, comme une déclaration de guerre par les États-Unis. C'est d'ailleurs ce qu'a, lui-même, laissé entendre le chef de la diplomatie iranienne, en parlant de représailles « proportionnées ». De son côté, dans un tweet au ton, disons, plutôt léger, le président américain, Donald Trump, a lancé : « Jusqu’ici, tout va bien ! ». Ou dit autrement, Claude, on a quand même le sentiment que d'un côté comme de l'autre, chacun des deux camps cherche à calmer le jeu.

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Olivier Bessard Banquy, spécialiste des lettres et de l'édition contemporaines, professeur des universités à l'Université Bordeaux Montaigne, le 8 janvier 2020.
Olivier Bessard Banquy, spécialiste des lettres et de l'édition contemporaines, professeur des universités à l'Université Bordeaux Montaigne, le 8 janvier 2020. Crédits : Nathalie Lopes - Radio France
Intervenants
  • spécialiste des lettres et de l'édition contemporaines, professeur des universités à l'Université Bordeaux Montaigne

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