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Projet d'accord de Brexit : pour le meilleur et sans le pire ?

25 min

L'Union Européenne et la Grande-Bretagne ont fini par s'entendre, hier, sur un projet d'accord de Brexit que la Première ministre britannique, Theresa May, va devoir présenter aujourd'hui à ses ministres.

Crédits : Wiktor Dabkowski - Maxppp

La thérapie de couple entre le Royaume-Uni et l'Union Européenne serait-elle sur le point de porter enfin ses fruits ? Après des mois de négociations tortueuses, Britanniques et Européens auraient trouvé un accord, hier, sur les détails de leur divorce. Le contenu de ce projet n'a pas été divulgué mais, à en croire la presse, il pourrait prendre la forme d'un arrangement douanier pour tout le Royaume-Uni, ce qui supprimerait les besoins de contrôle à la frontière. 

Seulement voilà, parce que l'adage "pour le meilleur et sans le pire" n'existe pas, il reste encore de très nombreux obstacles à lever avant de pouvoir véritablement parler de séparation à l'amiable. Pourquoi ? Non seulement parce ce Brexit n'est pas le fruit d'un consentement mutuel entre Londres et Bruxelles, mais aussi parce qu'il est désormais à l'origine d'un divorce contentieux au sein même du Royaume-Uni. De sorte que toute la difficulté pour la Première ministre britannique sera désormais de convaincre, cet après-midi, les ministres de son gouvernement de surmonter leurs divisions. Ce qui est loin d’être acquis.

Crédits : Sophie RAMIS, Gillian HANDYSIDE, Sabrina BLANCHARD, Selim CHTAYTI - AFP

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Le gouvernement italien laissera inchangé ses objectifs de déficit et de croissance pour son budget 2019. Et ce en dépit des demandes de révision de la Commission européenne. 

En Israël, après la plus sévère confrontation depuis la guerre de 2014, un cessez-le-feu a été conclu hier soir indirectement entre l'Etat hébreu et le mouvement islamiste palestinien Hamas dans la bande de Gaza. De quoi semer en revanche la discorde avec l'Autorité palestinienne.   

Au Nicaragua, le président mène depuis plusieurs semaines une campagne de lynchage médiatique contre l'Eglise, accusée de fomenter un coup d'Etat. 

En France, à trois jours des manifestations de grogne sociale sur le pouvoir d'achat, Edouard Philippe a dévoilé ce matin des  mesures pour atténuer la hausse des prix de l'énergie dans le budget des ménages Ce qui n'a pas empêché, par ailleurs, le Premier ministre de mettre en garde les "gilets jaunes", qui appellent toujours au blocage des routes samedi prochain. Preuve d'une certaine fébrilité, sinon de la fragilité de l'exécutif face à un mouvement sans leadership, symbole de cette défiance actuelle vis-à-vis à la fois des politiques et des syndicats.

Invité : Pierre Chasseray, délégué général de l'Association 40 millions d'automobilistes

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