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La Première ministre britannique, Theresa May

Défaite historique pour Theresa May

26 min

Sans surprise, les élus britanniques ont balayé, hier, le texte défendu par la première ministre Theresa May. Désormais, l’hypothèse d’une sortie sans accord devient prioritaire. A moins, que Theresa May ne parvienne à obtenir un délai supplémentaire.

La Première ministre britannique, Theresa May
La Première ministre britannique, Theresa May Crédits : CréditHO / PRU / AFP - AFP

La fête de la démocratie, entendue comme l'expression de la souveraineté du peuple, serait-elle en train de dégénérer en une sorte de grande braderie de l'absurde, voire de l'irrationnel ? Quoi qu'il en soit et depuis un certain 23 juin 2016, il semble bien que la convocation d'un référendum sur le Brexit n'aura jamais permis d'offrir, au fond, d'autres perspectives que celles conduisant, ni plus ni moins, à une impasse. Hier, le désaveu attendu des députés britanniques sur l'accord négocié avec Bruxelles aura même été encore plus pesant que celui pronostiqué. Le traité conclu par Teresa May n'a obtenu que 202 voix contre 432, soit la plus lourde défaite essuyée par un dirigeant britannique depuis les années 1920.  

Et c'est ainsi que ce vote historique a donc non seulement plongé, ou plutôt replongé, ce matin le Royaume-Uni dans le plus grand flou quant à son avenir, mais n'aura pas manqué, non plus, de faire réagir l'Union européenne qui, en appelant dès ce matin Londres à clarifier sa position, met désormais le Parlement britannique, davantage encore que le gouvernement, face à ses responsabilités.

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Quand l'irruption de l'extrême droite rebat les cartes en Espagne. En Andalousie, c'est aujourd'hui que doit être investi le nouveau gouvernement de coalition, lequel met fin à 36 années de pouvoir socialiste.  

Au Kenya, au terme d'un siège de près de vingt heure, les forces de sécurité ont mis un terme ce matin à l'attaque des islamistes somaliens shebab, contre un complexe hôtelier de Nairobi. Attaque qui a fait 14 morts, selon un bilan toujours provisoire.   

Au premier jour, hier, de la grande concertation nationale organisée en réponse à la crise des "gilets jaunes", Emmanuel Macron aura échangé pendant près de 7 heures avec quelque 650 maires. L'occasion pour les édiles de faire part au président de leurs interrogations et plus encore des problématiques auxquelles ils sont confrontés au quotidien.   

Après de nouvelles révélations sur l'utilisation par Alexandre Benalla de passeports diplomatiques,mais aussi d'un téléphone crypté, la commission d'enquête sénatoriale sur l'affaire de l'ex-chargé de mission de l'Elysée a prévu d'entendre aujourd'hui Patrick Strzoda, le directeur de cabinet d'Emmanuel Macron, ainsi que deux ministres, Christophe Castaner et Jean-Yves le Drian.   

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