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Drapeaux français en berne, au palais de l'Élysée à Paris, pour rendre hommage au professeur d'histoire assassiné Samuel Paty.

Samuel Paty, l'hommage national

24 min

Alors que la France rend hommage aujourd'hui à l'enseignant assassiné Samuel Paty, une certaine confusion idéologique semble gagner la classe politique quant à la réponse à apporter à ce drame.

Drapeaux français en berne, au palais de l'Élysée à Paris, pour rendre hommage au professeur d'histoire assassiné Samuel Paty.
Drapeaux français en berne, au palais de l'Élysée à Paris, pour rendre hommage au professeur d'histoire assassiné Samuel Paty. Crédits : LUDOVIC MARIN - AFP

C'est dans la cour de la Sorbonne, lieu symbolique de l'enseignement comme de l'esprit des Lumières que la France rendra, donc, hommage ce soir à Samuel Paty, 47 ans, sauvagement assassiné vendredi dernier, près de son collège de Conflans-Sainte-Honorine. Une cérémonie présidée par Emmanuel Macron, le chef de l'Etat qui remettra à l'enseignant la Légion d'honneur à titre posthume.   

Hier, déjà, tout au long de la journée, la mémoire de Samuel Paty aura été saluée. A Conflans-Sainte-Honorine, petite commune des Yvelines réputée tranquille, des milliers de personnes se sont rassemblées pour une marche blanche qui s'est ébranlée dans le calme jusqu'à la place de la Liberté, pour dire non à la barbarie. Un peu plus tôt, image rare qui se se voulait à la hauteur de l’émotion suscitée par cette tragédie, une centaine de députés, parés de leurs écharpes tricolores et réunis sur les marches du Palais Bourbon, avaient, eux, observé une minute de silence, avant que la Marseillaise, entonnée par la garde républicaine, ne vienne parachever cette séquence d’unité voulue à l’adresse des Français. Sauf que la séance de questions au gouvernement qui s'en est suivie, dans l'hémicycle, se sera, elle, déroulée dans une toute autre ambiance, parfois houleuse, et le plus souvent électrique.   

Il faut dire que la décision de l'exécutif de déclarer la « guerre » à « l’islam politique », en réponse au choc suscité par la décapitation du professeur d’histoire-géographie n'aura pas tarder à susciter en France de très nombreuses interrogations à la fois idéologiques et politiques, sans même parler des soupçons d'exploitation politicienne encore pointés du doigt, hier, par le Garde des Sceaux lui-même : Eric Dupond-Moretti.  Et toute cette confusion aujourd'hui autour de la riposte de l'Etat est entretenue par un certain nombre de décisions gouvernementales comme celle, par exemple, de "renouveler" prochainement l'Observatoire de la laïcité ou de fermer, à partir d'aujourd'hui, la mosquée de Pantin. Et puis parfois, aussi, par des sorties purement personnelles. C'était le cas, hier, de Gérald Darmanin, le ministre de l'Intérieur qui s'est dit choqué de voir des rayons de supermarché réservés aux produits halal et casher.

Au Mureaux, commune des Yvelines, le Père Xavier Chavane, curé de 2006 à 2019, s'interroge aujourd'hui sur les limites et les failles de son action, après avoir vu naître, pourtant, un sentiment de fraternité entre musulmans et catholiques.

Cinq jours après cet assassinat, sept personnes doivent être présentées aujourd'hui à un juge antiterroriste.

Les suites du procès des attentats de janvier 2015. La Cour d'assises spéciale de Paris interrogeait ce matin l'un des accusés sur ses liens présumés avec l'un des frères Kouachi.

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Une aide exceptionnelle face à la deuxième vague du Covid-19 : près de 2,5 milliards d'euros vont être débloqués pour aider l'hôpital public.  Invité de la rédaction : Xavier Lescure, médecin spécialiste en maladies infectieuse à l’hôpital Bichat et chercheur à l'Inserm :

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Xavier Lescure : "On a pris des décisions trop tardives, on risque de le payer très cher."

La particularité de cette "deuxième vague" est qu'elle est de façon assez paradoxale encore plus difficile à contenir que la première fois. Il y avait un espèce d'élan collectif de la première vague. Là, on a l'impression qu'on a une sorte de d'usure, de fatigue et de sidération collective sur cette "deuxième vague", avec finalement le retard pris par tout ce qui est non Covid qu'on était en train de gérer. Et donc, on a une intrication beaucoup plus forte du Covid et du non Covid, et donc on est beaucoup moins solide sur la capacité à absorber le Covid. Et puis les équipes sont fatiguées. Tout cela fait que nous ne sommes pas submergés, mais on est plus fragile que la première fois de façon assez paradoxale. On a appris des leçons, mais on s'est aussi beaucoup fatigué. 

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Les chiffres du Covid-19 au 20 octobre 2020 Crédits : Visactu

Décès prématurés, mais aussi soins, et journées de travail perdues. Ou quand la pollution de l'air coûte 166 milliards d'euros par an en Europe. C'est ce qui ressort d'un rapport publié aujourd'hui et qui se penche sur le sort de 432 villes réparties dans les 27 pays de l'UE.

Etape décisive avant des négociations avec le Parlement européen, les ministres de l'Agriculture de l'UE se sont mis d'accord, hier soir, sur une réforme de la politique agricole commune, marquée notamment par des règles environnementales plus contraignantes.

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Intervenants
  • médecin spécialiste en maladies infectieuse à l’hôpital Bichat et chercheur à l'Inserm
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