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Soldat de l'armée burkinabée

Le péril djihadiste sanguinaire au Sahel

24 min

Après le massacre hier de 35 civils, l'une des attaques djihadiste les plus meurtrières de l'histoire du pays, un deuil national de 48heures a été décrété au Burkina Faso.

Soldat de l'armée burkinabée
Soldat de l'armée burkinabée Crédits : MICHELE CATTANI - AFP

Une "attaque barbare". C'est par ces mots que le président burkinabè en personne, Roch Kaboré, a qualifié hier les attaques qui ont fait 42 morts (dont 31 femmes) et une 20aine de blessés, c'est-à-dire parmi les plus meurtrières depuis que ce pays pauvre d'Afrique de l'Ouest est en proie à des agressions toujours plus sanguinaires de la part de groupes armés affiliés tantôt à Al-Qaïda tantôt au groupe État islamique. Après avoir décrété 48heures de deuil national, celui qui se fait éreinter aujourd'hui, plus souvent qu'à son tour, par les critiques sur son manque de poigne face aux rebelles n'en a pas moins salué "l'engagement et la bravoure" des Forces de défense et de sécurité. Et de fait, hier, 80 terroristes ont pu être neutralisés. Et c'est vrai que depuis deux mois, les forces de l'ordre burkinabè, qui paient un lourd tribut face au péril djihadiste, ont tout de même pu revendiqué une série de succès. Pour autant, elles semblent encore assez largement sous-équipées et sous-entraînées pour prétendre pourvoir enrayer définitivement ce cycle de violences, qui a depuis plongé le pays tout entier, non seulement dans la consternation, mais aussi, dans une certaine mesure, dans le fatalisme.

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La cérémonie des funérailles du puissant général Ahmed Gaïd Salah, véritable homme fort de l'Algérie depuis la démission du président Bouteflika a débuté ce matin. Selon les images diffusées par les télévisions, une foule immense serait rassemblée devant les portes du Palais du peuple, pour rendre un dernier hommage à celui qui, pourtant, était surtout apparu ces derniers mois comme le gardien intransigeant du "système" au pouvoir, face au mouvement de contestation populaire.   

Jun Seki, le numéro trois du constructeur automobile japonais Nissan, allié à Renault, va prochainement démissionner. Des "désaccords" sur la manière de redresser l'entreprise l'auraient décidé à partir.

Le pape François a commencé, ce matin, à adresser son traditionnel message "urbi et orbi", à l'occasion de son septième Noël dans ses fonctions, pour un vaste tour d'horizon des zones de conflits. 

En France, transports au ralenti, voire inexistants. Cette journée de Noël voit s'achever une troisième semaine sans trêve dans le mouvement contre la réforme des retraites. De son côté, l'exécutif, n'entend pas davantage lâcher sur son programme, le remplacement des 42 régimes de retraites existants par un "système universel" par points, même si, un certain nombre de régimes dérogatoires devraient être maintenus. 

Un total de 118 supermarchés et hypermarchés Casino ouvriront toute la journée, ce 25 décembre, mais aussi le 1er janvier prochain, uniquement grâce aux caisses en libre-service et à des vigiles. Une première pour l'enseigne décriée par les syndicats. 

Quand "la Maison Brûle", il n'y a pas qu'en Australie que les incendies redoublent de vigueur sous l'effet du réchauffement climatique. En Nouvelle Calédonie, aussi, le fléau est en train de priver l'archipel de ses potentiels de développement durable. Et c'est ainsi qu'à Nouméa, le Congrès a voté, hier, à l'unanimité un vœu déclarant l'état d'urgence environnemental.

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