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Une femme porte un enfant blessé, après une frappe des forces du régime pro-syrien, dans la province d'Idleb.

Idleb : crise humanitaire et guerre régionale

24 min

Le président turc, Recep Tayyip Erdoğan, assure que son pays ne fera pas "le moindre pas en arrière" à Idleb, cette région du nord-ouest de la Syrie où ses troupes font face à celles du régime de Bachar al-Assad.

Une femme porte un enfant blessé, après une frappe des forces du régime pro-syrien, dans la province d'Idleb.
Une femme porte un enfant blessé, après une frappe des forces du régime pro-syrien, dans la province d'Idleb. Crédits : MOHAMMED AL-RIFAI - AFP

C'est l'une des pires catastrophes humanitaire de la crise syrienne qui, en près d’une décennie, en a pourtant déjà provoqué d’innombrables. Voilà plus de deux mois que les forces du régime syrien, soutenues par l'aviation russe, ont lancé une offensive d'envergure dans la province d'Idleb, tuant plus de 400 civils, et provoquant l'exode le plus massif, en une si courte période, depuis le début de la guerre en 2011, soit près d'un million de déplacés. Une stratégie de reconquête militaire du pays à n’importe quel prix et au mépris du droit international humanitaire, dénoncée d'ailleurs aujourd'hui dans une tribune publiée par le journal Le Monde. Quatorze ministres des Affaires étrangères de pays membres de l’UE y appellent expressément la Russie à poursuivre les négociations avec la Turquie, afin d’aboutir à une désescalade à Idleb et de contribuer ainsi à une solution politique.  

Quoi qu'il en soit, cette région d'Idleb, dans le Nord Ouest de la Syrie, constitue donc le dernier bastion djihadiste. C'est, d'ailleurs, à travers la lutte contre le terrorisme que Damas tente de justifier ses exactions. Sauf qu'elle est, aussi, le dernier espace de retranchement des rebelles. Et c'est ainsi qu'hier, par exemple, dans le sud de cette province, les forces du régime syrien ont repris Kafranbel, l'une des toutes premières villes qui s'étaient ralliées à la contestation contre le régime de Damas.

Crédits : Staff - AFP

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En Algérie, deux anciens Premiers ministres d'Abdelaziz Bouteflika, Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, condamnés respectivement à 15 et 12 ans de prison dans un dossier de corruption, en décembre dernier, doivent être entendus aujourd'hui, dans le cadre d'un procès en appel du secteur de l'automobile.

En Allemagne, la Cour constitutionnelle a censuré, ce matin, une loi interdisant l'assistance au suicide par des médecins ou associations. Une décision cruciale dans un pays où l'Eglise catholique reste extrêmement influente.

Le nombre de pays touchés par l'épidémie de coronavirus ne cesse de s’étendre, et le nombre de victimes de s'accroître. En France, trois nouveaux cas dont un mortel ont été diagnostiqués. Par ailleurs, la multiplication des contaminations à nos frontières, notamment en Italie, soulève de nombreuses questions, tant sur la nature de la menace que sur les précautions à prendre. Enfin, le ministre de l'économie, Bruno le Maire, estime à 0,1 point de croissance l'impact économique du coronavirus.

Crédits : Visactu

Invité de la rédaction : Patrick Martin, président délégué du MEDEF.

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Patrick Martin à propos du coronavirus : "Il faudra rapatrier un certain nombre de productions."
Patrick Martin, président délégué du MEDEF, le 26 février 2020
Patrick Martin, président délégué du MEDEF, le 26 février 2020 Crédits : Nathalie Lopes - Radio France

Après avoir enregistré un bénéfice net record l'an dernier, le constructeur automobile PSA a décidé d'octroyer une prime d'intéressement de plus de 4 000 euros à ses salariés gagnant moins de deux fois le Smic.

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