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Une photo de la rédactrice en chef du site web d'informations Koza.Press décédée après s'être immolée par le feu, sur un monument devant le siège de la section locale du ministère de l'Intérieur russe où elle s'est suicidée, à Nijni Novgorod, Russie.

Le suicide de la journaliste russe Irina Slavina

15 min

"Je vous demande de rendre responsable de ma mort la Fédération de Russie". Épitaphe postée sur Facebook par Irina Slavina, la fondatrice et rédactrice en chef du site d'opposition Koza.Press, qui s'est immolée par le feu, devant le quartier général de la police de Nijni Novgorod.

Une photo de la rédactrice en chef du site web d'informations Koza.Press décédée après s'être immolée par le feu, sur un monument devant le siège de la section locale du ministère de l'Intérieur russe où elle s'est suicidée, à Nijni Novgorod, Russie.
Une photo de la rédactrice en chef du site web d'informations Koza.Press décédée après s'être immolée par le feu, sur un monument devant le siège de la section locale du ministère de l'Intérieur russe où elle s'est suicidée, à Nijni Novgorod, Russie. Crédits : Roman Vladimirov / Sputnik - AFP

Irina Slavina écrivait sur les violations des droits de l'homme, osait critiquer Moscou et les autorités locales de sa ville Nijni Novgorod. Ses articles sur Koza.Press lui ont valu des démêlés avec la justice. Comme le détaille Pavel Tchikov, qui dirige Agora, le groupe d'avocats russes qui défendait Irina Slavina :

Elle était poursuivie pour avoir publié et relayé une information considérée comme fausse par les autorités sur le coronavirus. Elle a également dû payer une amende pour avoir lancé un appel à une manifestation contre le pouvoir local. Et elle est accusée d'être membre de l'organisation 'Russie ouverte', considérée comme une menace à l'ordre public. C'est un crime ici en Russie.

C'est pour ses liens présumés avec ce mouvement d'opposition fondé par l'ex oligarque Mikhaïl  Khodorkovski que la police a perquisitionné son appartement jeudi, emportant avec elle ses carnets de note, son ordinateur, son téléphone ainsi que ceux de son mari et même de sa fille. 

"Elle pensait depuis quelques temps commettre une forme de suicide politique de protestation. L'été dernier, elle en avait déjà parlé sur son compte Facebook", raconte Pavel Tchikov. "Mais c'est l'aggravation de sa situation, les pressions de plus en plus fortes sur elle depuis plus d'un an qui l'ont poussée à mettre fin à ses jours. Je n'ai aucun doute sur le fait que le gouvernement et les autorités sont responsables de son suicide." affirme le fondateur d'Agora.

La police réfute tout lien entre la perquisition et l'immolation d'Irina Slavina le lendemain. La journaliste de 47 ans n'était qu'un témoin dans le cadre de cette enquête, mais son suicide a provoqué une onde de choc en Russie et ailleurs. Depuis Berlin, l'opposant russe Alexeï Navalny a dénoncé "une affaire montée de toutes pièces" contre Irina Slavina.

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