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Le juge anti-corruption, Sérgio Moro, futur ministre brésilien de la Justice et de la Sécurité publique

La future présidence de Jair Bolsonaro déjà controversée.

25 min

Le tout nouveau président brésilien d'extrême droite, Jair Bolsonaro, a convaincu le très populaire mais aussi très controversé juge anti-corruption, Sérgio Moro, d'accepter le poste de ministre de la Justice et de la Sécurité publique.

Le juge anti-corruption, Sérgio Moro, futur ministre brésilien de la Justice et de la Sécurité publique
Le juge anti-corruption, Sérgio Moro, futur ministre brésilien de la Justice et de la Sécurité publique Crédits : MAURO PIMENTEL - AFP

A peine élu, Jair Bolsonaro n'aura décidément pas perdu de temps pour concrétiser, tambour battant, certaines de ses promesses de campagne, laissant déjà présager combien à partir de sa prise de fonction, en janvier prochain, sa présidence sera à coup sûr jalonnée de controverses. Hier, le tout nouveau président d'extrême-droite a non seulement confirmé sa volonté de transférer, à Jérusalem, l'ambassade du Brésil, mais il a également laissé entendre que son pays pourrait fermer sa représentation diplomatique palestinienne dans la capitale, Brasilia. Deux mesures aussi polémiques qu'hasardeuses, tant elles risquent de porter un coup à l'économie même du Brésil, gros exportateur de viande halal vers les pays musulmans. 

Et puis l'ancien militaire de réserve devrait aussi imposer un virage radical s'agissant de la politique intérieure, cette fois-ci, du pays. Sa proposition, tout d'abord, de fusionner le ministère de l'Environnement avec celui de l'Agriculture provoque un tollé chez les écologistes, qui considèrent que, le cas échéant, ce rapprochement reviendrait à sacrifier la protection de l’environnement aux intérêts du lobby de l’agro-business. Enfin un autre super ministère a lui, d'ores et déjà, été validé hier, celui réunissant la Justice ET la Sécurité publique. Et là encore, Jair Bolsonaro a frappé un grand coup puisqu'il a réussi à persuader le magistrat anti-corruption, Sérgio Moro, de prendre la tête de ce ministère élargi. Sérgio Moro, c'est-à-dire, celui-là même qui était en charge de l'opération Lavage Express sur cette tentaculaire affaire de financement illicite des partis, qui a discrédité l'ensemble de la classe politique et ouvert la voie à la victoire d’un certain Bolsonaro.

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