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Un garçon sur les ruines d'un immeuble dans la province d'Idleb

Quand le bruit des canons l'emporte sur la diplomatie

25 min

Depuis 10 jours, les frappes se sont intensifiées dans la province d'Idleb et les territoires insurgés adjacents au nord-ouest de la Syrie, dernier grand bastion djihadiste à échapper encore au pouvoir de Bachar al-Assad.

Un garçon sur les ruines d'un immeuble dans la province d'Idleb
Un garçon sur les ruines d'un immeuble dans la province d'Idleb Crédits : OMAR HAJ KADOUR - AFP

Même si le gouvernement syrien se refuse toujours à parler officiellement d'offensive contre Idleb, quoi d'autre que la détermination martelée par le régime de Damas à reconquérir ce dernier bastion islamo-djihadiste pourrait justifier la campagne de bombardements et les combats qui s'y déroulent quasi quotidiennement ? Et d'ailleurs, Damas, ne cherche pas spécialement à masquer ses raids aériens, menés conjointement avec son allié russe, pour autant qu'ils soient présentés comme des tirs contre des positions «terroristes ». Sauf que dans cette province d'Idleb, l’écrasante majorité des quelque trois millions d’habitants qui y vivent grâce à l’aide humanitaire sont des déplacés, échoués après avoir fui d'autres bastions rebelles, reconquis par le pouvoir et ses alliés. Et c'est ainsi que depuis le 29 avril dernier, les bombardements sur des quartiers résidentiels ont déjà fait plus de 80 morts au sein de la population. Ils ont, par ailleurs, rendu inopérant une douzaine d'hôpitaux ou centres médicaux, touché pas moins de 10 écoles et contraint au départ plus de 150 000 personnes.  

Les frappes de ses derniers jours sont les plus intenses depuis que Moscou et Ankara, parrain de certains groupes rebelles, ont annoncé un accord sur une «zone démilitarisée», qui devait séparer les territoires insurgés des zones gouvernementales et garantir un arrêt des hostilités. En clair, ce secteur devrait, théoriquement, être protégé par l'accord. Pourquoi n'est-ce pas le cas ?

Les autres titres de l'actualité

Alors que les négociations sino-américaines se poursuivent à Washington, la hausse des droits de douane décidée par le président américain sur des produits chinois est entrée en vigueur ce matin à la première heure. La Chine a aussitôt indiqué qu'elle regrettait "profondément" cette décision et qu'elle prendrait des contre-mesures.   

La France s'est engagée à accueillir 100 femmes Yézidies d'ici la fin de l'année. L'irakienne Nadia Murad, lauréate du Prix Nobel de la Paix 2018 et représentante de la lutte des femmes Yézidies victimes de l'organisation Etat islamique, était de passage ce matin à Paris. 

En France, les députés ont débuté ce matin l'examen du projet de loi destiné à encadrer les travaux de restauration de Notre-Dame. Parmi les questions soulevées on retiendra notamment celle de savoir comment gérer les dons qui approcheraient désormais le milliard d'euros. Et puis autre sujet de débat, le souhait du président de voir les travaux réalisés en cinq ans, un délai jugé irréaliste par de nombreux spécialistes.   

Il n'y aura "aucune décision sur la privatisation" d'ADP pendant "le délai de la procédure". Déclaration ce matin du ministre de l'Economie Bruno Le Maire Bercy, après que le Conseil constitutionnel a donné son feu vert à une proposition de référendum d'initiative partagée.

Sur sa fiche, elle était classée  "zéro influençable". Elle, c'est l'ancienne ministre de l'Environnement Ségolène Royal, dont le nom apparaît avec 200 autres personnalités pour leur opposition au glyphosate dans un registre établi par Monsanto.   

L'invité Europe de la rédaction : Pascal Canfin, numéro 2 de la liste « Renaissance » de la majorité présidentielle pour les élections européennes.

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Intervenants
  • Ancien directeur général du WWF, ancien ministre délégué au Développement
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