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Un bateau de la marine iranienne essaye de contrôler l'incendie à bord d'un pétrolier norvégien, Front Altair, qui aurait été attaqué dans les eaux du Golfe d'Oman.

Bataille navale et tensions géopolitiques aux portes du Golfe

25 min

L'Iran a rejeté ce matin comme "sans fondement" les accusations américaines rendant la République islamique responsable des attaques perpétrés hier contre deux pétroliers dans la région du Golfe, où les fortes tensions font désormais craindre un embrasement.

Un bateau de la marine iranienne essaye de contrôler l'incendie à bord d'un pétrolier norvégien, Front Altair, qui aurait été attaqué dans les eaux du Golfe d'Oman.
Un bateau de la marine iranienne essaye de contrôler l'incendie à bord d'un pétrolier norvégien, Front Altair, qui aurait été attaqué dans les eaux du Golfe d'Oman. Crédits : TASNIM NEWS - AFP

Parce que près de 20 millions de barils de produits pétroliers y voguent chaque jour, on savait déjà combien le détroit d'Ormuz rendaient les navires-citernes vulnérables aux actes de piraterie comme aux attaques terroristes, sans même parler des risques de collisions pouvant conduire à des marées noires désastreuses. Mais hier, l'épaisse colonne de fumée noire s’élevant d’un navire norvégien sur une mer d’huile, aura surtout démontré combien le principal point de trafic de pétrole au monde, reliant le Golfe persique à la mer d'Oman, est aujourd'hui sensible aux troubles géopolitiques.   

Hier, un mois seulement après le sabotage de quatre navires, deux pétroliers ont à nouveau été attaqués. Et, évidemment, toute la question à présent est de savoir qui, aujourd'hui, aurait le plus intérêt à se lancer dans cette nouvelle forme de bataille navale aux portes du Golfe ? Et jusqu'à quel point cette situation de crise peut devenir paroxystique ? Il y a un mois, lors du premier incident dans le détroit d'Ormuz, l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, alliés à Washington, avaient pointé du doigt la République islamique d'Iran. Et hier les Etats-Unis ont à nouveau accusé Téhéran, preuve à l'appui, cette fois-ci. Du moins, l'armée américaine a-t-elle diffusée dans la soirée une vidéo que l'on qualifiera de nébuleuse et montrant, selon elle, une patrouille du corps d'élite de l'armée iranienne en train de retirer une mine-ventouse sur une paroi de l'un des deux tankers attaqués. De quoi attester, sinon de la culpabilité de l'Iran, au minimum de la détermination des Etats-Unis à convaincre la communauté internationale de la responsabilité de la République islamique.

Les autres titres de l'actualité

L'Organisation mondiale de la santé doit décider, aujourd'hui, s'il faut déclarer l'urgence mondiale. En cause, l'épidémie d'Ebola qui sévit depuis près de dix mois en République Démocratique du Congo et qui s'est étendue à l'Ouganda voisine. 

Les ministres européens des Finances se sont entendus ce matin sur les grandes lignes d'un budget de la zone euro. Un projet phare du président français, toutefois, revu considérablement à la baisse. 

Emmanuel Macron est attendu à Malte, cet après-midi, pour un mini sommet des pays du Sud de l'UE consacré aux questions migratoires et climatiques.   

Agnès Buzyn bat le rappel au ministère de la Santé, pour lancer sa "mission nationale" et surtout tenter de désamorcer la crise dans les services d'urgences en grève depuis près de trois mois.   

L'invité de la rédaction : Roxana Maracineanu, ministre des Sports.

Roxana Maracineanu, ministre des Sports
Roxana Maracineanu, ministre des Sports Crédits : Rosalie Lafarge - Radio France
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