LE DIRECT
Le Premier ministre Jean Castex

Vrai-faux reconfinement : le couvre-feu à 18 heures

26 min

Le gouvernement a décidé d'instaurer un couvre-feu généralisé à 18 heures dans une "logique de freinage préventive".

Le Premier ministre Jean Castex
Le Premier ministre Jean Castex Crédits : THOMAS COEX / POOL - AFP

Tout avait plutôt bien commencé. Hier, alors que beaucoup anticipaient déjà de nouvelles restrictions, Jean Castex avait, lui, choisi de débuter son allocution en égrenant les bonnes nouvelles, en l'occurrence, les bons résultats obtenus jusque-là grâce au verrouillage nocturne, au point que dix mois après l'apparition des premiers cas de Covid-19 en France, la circulation du virus y est aujourd'hui moins importante que chez nombre de nos voisins européens, dont beaucoup ont décidé de reconfiner. La situation sanitaire est «maîtrisée», a même expliqué le Premier ministre, prenant ainsi à rebours les appels de plusieurs maires, élus et experts, inquiets du démarrage trop lent de la campagne de vaccination entamée fin décembre. «Nous serons au-dessus du million» de vaccinés, d’ici à la fin du mois de janvier», a d'ailleurs poursuivi le chef du gouvernement. En clair, après un démarrage poussif et critiqué, la campagne de vaccination va s'accélérer. Dès lundi, les personnes présentant des pathologies à haut risque pourront, elles aussi, se faire vacciner, soit 800.000 personnes supplémentaires. Un élargissement qui ne remet pas en cause, évidemment, l'ouverture également prévue de la vaccination à toutes les personnes de plus de 75 ans. Enfin, au total, 700 centres de vaccinations seront ouverts lundi et seront tous en capacité de donner des rendez-vous pour les quatre prochaines semaines.  

Pour autant, Jean Castex, ex-monsieur Déconfinement a donc choisi de reconfiner partiellement l'Hexagone, en étendant dès samedi à l'ensemble du territoire métropolitain, et pour au moins 15 jours, l'application du couvre-feu à 18h. Et pour appuyer cette décision, le premier ministre fait valoir que selon les données disponibles à ce jour, cette mesure appliquée le 2 janvier dernier dans une 15aine de départements, aurait fait la preuve de son efficacité sanitaire. Seulement voilà, pour une maladie dont le taux d’incubation varie de deux à quatorze jours, le recul est-il suffisant pour arriver à de telles conclusions ? Pour les épidémiologistes, ces données ne seraient pas aussi facilement lisibles que le laissent entendre les autorités.

Les autres titres de l'actualité

Les syndicats regrettent le retour a minima en présentiel dans les universités.  Une réunion avait lieu ce matin pour faire le point avec la ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche.

Comment le gouvernement a-t-il choisi de distribuer des millions d'euros supplémentaires aux entrepreneurs à défaut de leur ouvrir un horizon ?

Invité de la rédaction : Christian Rabaud, infectiologue et président de la commission médicale d'établissement du CHRU de Nancy.

Écouter
4 min
Christian Rabaud : "Le variant britannique nous inquiète et justifie de renforcer encore les mesures de prévention dans l'attente de vacciner suffisamment de Français."

L'apparition d'un nouveau mutant du virus originaire du Brésil pourrait expliquer, en partie, la saturation des hôpitaux débordés par l'afflux de patients dans le plus grand état de la région amazonienne.

En Corée du Nord, un nouveau missile balistique a été présenté lors d'une impressionnante parade militaire.

Après un an d'interruption, c'est aujourd'hui que la construction du gazoduc sous-marin NordStream2 entre dans sa dernière phase.

Intervenants
  • professeur de médecine, président de la commission médicale d'établissement du CHRU de Nancy

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......