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Au théâtre Montparnasse, à Paris, le 16 octobre 2020.

Le Premier ministre et le ministre de l'Economie ferment la porte à un assouplissement pour le secteur de la culture

26 min

Quand le gouvernement doit accorder ses violons avant de préciser les conditions des couvre-feux instaurés pour limiter la progression de l'épidémie.

Au théâtre Montparnasse, à Paris, le 16 octobre 2020.
Au théâtre Montparnasse, à Paris, le 16 octobre 2020. Crédits : Alexis Sciard / IP3 - Maxppp

Si l'intervention, mercredi soir, du chef de l'Etat était destinée à redonner le cap de la vie avec le virus et mettre fin au tournis de la communication gouvernementale, il semble toutefois que certaines des nouvelles mesures prises pour lutter contre l'épidémie suscitent encore des interrogations, au point même de voir aujourd'hui des membres du gouvernement s'interpeller par médias interposés. C'est le cas, en particulier de Roselyne Bachelot et Bruno Le Maire. Après que dans une interview au Parisien, hier soir, la ministre de la Culture, relayant une demande des professionnels du spectacle, a plaidé pour un assouplissement des mesures en faveur du monde culturel, en l'occurrence, pour que les spectateurs munis d'un billet de théâtre ou de cinéma puissent bénéficier le soir d'une dérogation, son collègue de l'Economie interviewé ce matin sur BFM lui a clairement opposé une fin de non recevoir. "Ce qui fait la force d'une règle, c'est sa clarté et sa simplicité", a-t-il déclaré avant d'ajouter : "Si vous commencez à multiplier les exemptions (...) on ne va pas s'en sortir". Le Premier ministre Jean Castex de déclarer un peu plus tard à BFM TV lors d'un déplacement à Lille :

Tout le monde doit être chez soi à 21 heures, sauf des exceptions très précises que j'ai énumérées hier. Je suis sûr que tout le monde va s'adapter, y compris le monde de la culture", secteur pour lequel le gouvernement déploiera "tous les moyens (...) pour amortir le choc.

Seulement voilà, si la règle du couvre-feu nocturne est, effectivement, on ne peut plus claire, se pose malgré tout la question de savoir comment le public pourrait-il être au rendez-vous dans une salle de théâtre ou de cinéma, juste après le travail, et en même pouvoir rentrer chez lui avant 21h ? Seule certitude, les salles de spectacles, jusque-là érigées en bons élèves, avec zéro cluster recensé officiellement depuis la rentrée, auront à peine eu le temps de se relever après plusieurs mois de fermeture qu'elles se retrouvent, déjà, à devoir encaisser un nouveau coup dur. Et puis à travers cet exemple pointe, aussi, sinon un manque de préparation, à tout le moins une forme de précipitation dans les mesures annoncées mercredi par le chef de l'Etat.

Les autres titres de l'actualité

Hier, Jean Castex a confirmé qu'une prime de 150 euros serait versée à chaque personne bénéficiant du revenu de solidarité active. En revanche, et contrairement à ce qu'avait laissé entendre, la veille, le chef de l'Etat, les bénéficiaires de l'aide personnalisée au logement, eux, n'y auront pas droit. 

Engie a annoncé son intention de vendre l'une de ses activités, et non des moindres : Endel, spécialisée dans la maintenance industrielle.

Le chef d’état-major des armées françaises a martelé, hier, que les djihadistes qui ont libéré plusieurs otages au Mali, dont la Française Sophie Pétronin, étaient bien des "groupes terroristes" que l’armée française continuerait à combattre.

En Italie, face à la progression de l'épidémie, certaines régions envisagent de durcir les restrictions.

Au Japon, le gouvernement a annoncé ce matin qu’il allait bientôt se prononcer sur l’avenir de l’eau contaminée qui s’est accumulée depuis bientôt dix ans, sur le site de la centrale de Fukushima.   

Angela Merkel a appelé hier soir à des compromis de part et d'autre pour débloquer les négociations commerciales post-Brexit entre Londres et l'UE. 

Invité de la rédaction : Thibaud Harrois, maître de conférences en civilisation britannique à l'Université Sorbonne Nouvelle.

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Intervenants
  • maître de conférences en civilisation britannique à l’Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3.
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