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Un smartphone affiche l'application d'Alexei Navalny qui vise à aider les Russes à voter contre les candidats du parti au pouvoir, Russie Unie.

Quand Apple et Google cèdent aux injonctions du Kremlin pour faire taire l'opposition en Russie

25 min

Les Russes sont appelés aux urnes depuis ce matin, pour des élections législatives auxquelles la très grande majorité de l'opposition a été empêchée de participer.

Un smartphone affiche l'application d'Alexei Navalny qui vise à aider les Russes à voter contre les candidats du parti au pouvoir, Russie Unie.
Un smartphone affiche l'application d'Alexei Navalny qui vise à aider les Russes à voter contre les candidats du parti au pouvoir, Russie Unie. Crédits : NATALIA KOLESNIKOVA - AFP

Il s'est lui-même baptisé "le candidat menotté". Happé par la vague de répression qui balaie toute l'opposition depuis des mois, Andreï Pivovarov, embastillé derrière des murs de béton surmontés de barbelés est aujourd'hui le seul des sept candidats anti-Kremlin déclarés ayant été arrêtés, à avoir pu rester dans la course pour le marathon électoral organisé à partir d'aujourd'hui. Alors bien sûr, l'opposant n'est pas dupe. Il reconnait que ses chances de l'emporter sont infimes. Et entrevoit, d'abord et surtout, sa candidature comme une opportunité, celle porter un message : rappeler combien la stratégie des autorités en Russie reste invariablement la même : imposer leur légitimité par la force.   

Vous l'aurez compris, les législatives tout comme les dizaines de scrutins régionaux et locaux pour lesquelles 108 millions de Russes se rendent aux urnes depuis ce matin, n'échapperont pas à la règle : des élections jouées d'avance, puisque l'essentiel des détracteurs du Kremlin en ont été bannis. Et dans ce contexte, le Kremlin qui n'aura pas ménagé ses efforts pour faire taire les voix dissidentes aura sans doute été ravi d'apprendre, ce matin, que deux géants de l'internet, Apple et Google, ont supprimé de leurs plateformes l'application d'Alexeï Navalny destiné à permettre aux utilisateurs de savoir quel candidat dans leur circonscription est le mieux placé pour mettre en difficulté celui du parti au pouvoir. Ou dit autrement, les deux géants américains ont tout simplement cédé aux injonctions du Kremlin.

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Au lendemain de la présentation d'un accord de sécurité historique entre les États-Unis, le Royaume-Uni et l'Australie, la Chine a demandé à adhérer à un pacte commercial clé de la zone Asie-Pacifique.  L'occasion pour Pékin de renforcer sa position dans la région.  

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Marc Ivaldi: "C’est une technologie qui a sa place dans la concurrence entre les différents modes de transport."
Intervenants
  • directeur d'Etudes à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS), professeur d'économie à la TSE, l'école d'économie de Toulouse.
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