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Une Iranienne vote lors de l'élection présidentielle dans son pays, dans un bureau de vote à l'intérieur de l'ambassade d'Iran à Bagdad, la capitale irakienne, le 18 juin 2021.

L'Iran élit son président, l'ultraconservateur Raïssi grand favori

25 min

L'Iran, frappée de plein fouet par une grave crise économique et sociale. Depuis ce matin, la population y est appelée à élire sans grand enthousiasme un nouveau président. Un scrutin qui devrait consacrer la victoire de l'ultraconservateur Ebrahim Raïssi.

Une Iranienne vote lors de l'élection présidentielle dans son pays, dans un bureau de vote à l'intérieur de l'ambassade d'Iran à Bagdad, la capitale irakienne, le 18 juin 2021.
Une Iranienne vote lors de l'élection présidentielle dans son pays, dans un bureau de vote à l'intérieur de l'ambassade d'Iran à Bagdad, la capitale irakienne, le 18 juin 2021. Crédits : AHMAD AL-RUBAYE - AFP

C'est un signe qui généralement ne trompe pas, lors d'élections prétendument démocratiques, lorsqu'un seul portrait de candidat occupe, à lui seul, la quasi-totalité de l'espace urbain. Et en l'occurrence, en Iran, c'est donc le visage d'Ebrahim Raïssi, chef de l'Autorité judiciaire, qui s’affiche le plus le long des avenues et autres principaux carrefours. Comme un avant-goût de la consécration attendue de cet ultraconservateur, faute de concurrents à sa mesure, après la disqualification de ses principaux adversaires politiques. Une consécration que pourrait, toutefois, venir ternir une faible mobilisation des électeurs. C'est même là, sans doute, le seul véritable enjeu de ce scrutin présidentiel : à en croire les rares sondages disponibles, l'abstention pourrait, en effet, atteindre un niveau inédit et dépasser, ainsi, le record de 57% enregistré aux législatives de 2020. 

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Invité de la rédaction : Philippe Askenazy, économiste du travail et directeur de recherche au CNRS.

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5 min
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Intervenants
  • économiste du travail et directeur de recherches au CNRS Centre Maurice Halbwachs, professeur à l’ENS

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