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En Iran, un électeur montre son doigt taché d'encre bleue, après avoir voté aux élections législatives.

Elections législatives en Iran : la main mise des ultra-conservateurs

25 min

Les Iraniens votent depuis ce matin pour élire un nouveau Parlement, dans un scrutin où les conservateurs partent favoris, portés notamment par un ressentiment populaire contre le président modéré Hassan Rohani.

En Iran, un électeur montre son doigt taché d'encre bleue, après avoir voté aux élections législatives.
En Iran, un électeur montre son doigt taché d'encre bleue, après avoir voté aux élections législatives. Crédits : ATTA KENARE - AFP

Les Iraniens sont donc appelés à renouveler leur Parlement aujourd'hui. Et d'ores et déjà il ne fait guère de doutes que dans leur très grande majorité, ils ne se rendront pas aux urnes, comme la loi pourtant les y oblige. Pourquoi ? Tout d'abord, parce que l’exercice a été presque entièrement verrouillé. Le Conseil des gardiens a écarté une bonne moitié des 14 000 candidats qui s’étaient déclarés, pour la plupart, au sein des rangs des réformateurs. Preuve que le régime n'entend pas encourager le moindre débat ou pire, le moindre soupçon d’opposition. Ensuite, et même si ces élections surviennent dans une période trouble pour la République islamique, secouée notamment ces derniers mois par des manifestations, le sursaut national semble s’être complètement évaporé, face à un système qui conserve une redoutable capacité répressive. Enfin, le désenchantement et les frustrations liées à la stagnation à la fois politique et économique ont refait surface. De sorte que le camp des modérés est aujourd'hui très largement discrédité pour ne pas avoir tenu ses promesses.  Au final, au vu de ce contexte général, auquel on pourrait encore ajouter la guerre larvée avec les Etats-Unis, ces élections législatives devraient, selon toute vraisemblance, aboutir à la monopolisation du pouvoir par les ultra-conservateurs.

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La menace sécuritaire liée à l'extrême droite est "très élevée en Allemagne".  Déclaration, ce matin, du ministre de l'Intérieur, après l'attentat raciste de Hanau qui a fait neuf morts mercredi soir. De son côté, la ministre de la Justice estime que la violence d'extrême droite représente actuellement "le principal danger" pour la démocratie de son pays.  

Les Etats-Unis se préparent à signer un accord avec les talibans, à la condition d'une période de réduction des violences en Afghanistan.

L'apparition de nouveaux cas de contamination au coronavirus dans des hôpitaux mais aussi des prisons, relance les inquiétudes sur la propagation d'une épidémie en Chine.

Figure atypique, certains diront truculente, du Parti socialiste, l'ancien ministre et sénateur, Michel Charasse, est décédé ce matin des suites d'une longue maladie, à l'âge de 78 ans.   

La centrale nucléaire de Fessenheim, la plus ancienne de France, procédera ce soir à l'arrêt définitif de son premier réacteur. 

Invité de la rédaction : Yves Marignac, porte-parole de l’Association négaWatt.

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7 min
Yves Marignac : " Ces 58 réacteurs vont générer massivement demain des charges et aucune entreprise privée ne peut faire face à ça."
Yves Marignac, porte-parole de l’Association négaWatt, le 21 février 2020.
Yves Marignac, porte-parole de l’Association négaWatt, le 21 février 2020. Crédits : Nathalie Lopes - Radio France
Intervenants
  • expert non institutionnel sur le nucléaire et l’énergie,directeur de l’agence Wise-Paris, porte-parole de négaWatt et membre des groupes permanents d’experts de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN)

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