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Le secrétaire général de l'Élysée, Alexis Kohler, avant son audition devant la Commission des lois du Sénat

De l'exercice à la séparation des pouvoirs

25 min

Après que l'affaire Benalla a ouvert un conflit d'une intensité rare entre le Sénat et l'Elysée, la question juridique se pose à présent de savoir quel sort sera réservé aux trois collaborateurs d'Emmanuel Macron, soupçonnés d'avoir maquillé la vérité lors de leurs auditions.

Le secrétaire général de l'Élysée, Alexis Kohler, avant son audition devant la Commission des lois du Sénat
Le secrétaire général de l'Élysée, Alexis Kohler, avant son audition devant la Commission des lois du Sénat Crédits : FRANCOIS GUILLOT - AFP

Après que le Sénat (à majorité de droite) a choisi de saisir la justice du cas d'Alexandre Benalla mais aussi de ceux de trois hauts responsables de la présidence, si l'Elysée n'a toujours pas réagi à ce nouveau coup de tonnerre, en revanche, la décision de la Chambre Haute fait bondir, depuis hier, la majorité. Fait rarissime, le Premier ministre Edouard Philippe, tout d'abord, a boudé la traditionnelle séance des questions au gouvernement. De son côté, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a fustigé pour sa part "un tribunal politique". Enfin, le président LREM de l'Assemblée, Richard Ferrand, a lui décidé de boycotter aujourd'hui une conférence commune à Lille prévue avec le président du Sénat Gérard Larcher.   

Mais comme toujours, il convient ici de distinguer la forme et le fond. Que l'exécutif crie au procès politique, invoquant des manœuvres et autres diversions politiciennes ne surprendra personne. En revanche, doit-on s'étonner que le Sénat assure son rôle de contre-pouvoir, ainsi que l'y autorise et même l'y invite la Constitution ? De la même manière, faut-il s'étonner de ce que grâce à sa composition différente de celle de l'Assemblée, la Chambre haute (majoritairement acquise à l'opposition) vienne garantir le bon fonctionnement de la démocratie ?  En clair, ne devrait-on pas davantage se réjouir de l'existence d'un juste équilibre des pouvoirs, qui plus est dans un contexte de défiance de l'opinion publique vis-à-vis des politiques  ?

Les autres titres de l'actualité

A l'issue d'une réunion “marathon” de sept heures à Bruxelles, hier, lors de la première journée du Conseil européen, les vingt-sept ont fini par trancher. Ils ont octroyé à la première ministre britannique, Theresa May, deux semaines de grâce supplémentaires. Un sursis qui ne préjuge en rien, toutefois, d'une sortie en douceur du Royaume-Uni de l'Union européenne.   

Depuis ce matin, des centaines d'Algériens sont à nouveau dans les rues de la capitale, pour réclamer la démission immédiate du président Abdelaziz Bouteflika.   

Après que le président américain Donald Trump s'est dit favorable, hier, à la reconnaissance de la souveraineté d'Israël sur le plateau occupé du Golan, le régime syrien a juré ce matin de récupérer les hauteurs du plateau par "tous les moyens possibles". Quant au président turc, il juge que la déclaration de Donald Trump met la région au bord "d'une nouvelle crise".   

L'ex-président brésilien, Michel Temer, a été arrêté hier dans le cadre d'une enquête pour corruption.

L'invité Europe de la rédaction : Jean Arthuis, eurodéputé ADLE et président de la Commission du budget au Parlement.

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