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Le président tunisien, Béji Caïd Essebsi

Incertitudes en Tunisie

24 min

La Tunisie est toujours suspendue, ce matin, à l'état de santé de son président, dont l'hospitalisation ouvre une période d'incertitude. En revanche, la vie a repris son cours normal dans la capitale, bien que frappée hier par un double attentat du groupe Etat islamique.

Le président tunisien, Béji Caïd Essebsi
Le président tunisien, Béji Caïd Essebsi Crédits : FETHI BELAID - AFP

Même si peu de temps après les deux attentats suicides qui ont fait 1 mort et 8 blessés, hier, dans le centre de la capitale Tunis, la vie aura rapidement repris un cours quasi normale, nombre de Tunisiens attablés aux terrasses des cafés décidant de reprendre en choeur les slogans contre le terrorisme, c'est bien un pays doublement meurtri qui s'est réveillé ce matin. D'une part, parce que ces attentats, revendiqués depuis par le groupe Etat islamique, auront réveillé les inquiétudes d’une nouvelle instabilité, dans l'un des pays les plus réformistes du Maghreb et surtout considéré comme l’un des rares succès démocratiques des révoltes du printemps arabe. Et d'autre part, parce que quelques heures seulement après ce double attentat, le président de la République, Béji Caïd Essebsi, acteur de premier plan de la transition politique du pays après la chute de Ben Ali, devenu le premier président tunisien élu démocratiquement au suffrage universel direct, a lui été hospitalisé dans un état critique. A à en croire ses proches, ce matin, l'état de santé du chef de l'Etat commencerait à s'améliorer. Reste que pour la Tunisie qui avait recouvré une certaine sécurité après des années sombres et à la veille, qui plus est, d’une saison touristique prometteuse avec un nombre record de réservations, la situation semble redevenue particulièrement incertaine.

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C'est avec un Donald Trump radouci qu'a débuté ce matin au Japon le sommet du G20, sans réduire pour autant sur le fond les fractures entre les grands de ce monde. Des progrès sont toujours attendus sur les dossiers les plus conflictuels, dont le climat, sans oublier la guerre commerciale sino-américaine.    

L'homéopathie, dont "l'efficacité" est jugée "insuffisante", ne devrait plus être remboursée par la sécurité sociale.   C'est du moins ce qui ressort, sans surprise, de l'avis de la Haute autorité de santé rendu public ce matin. La décision finale revient, désormais, à la ministre de la Santé.    

"Il n'y aura ni intervenants Rassemblement national, ni intervenants France Insoumise" à l'université d'été du Medef. Annonce faite ce matin par le président de l'organisation patronale, au lendemain d'une polémique sur l'invitation de l'ex-députée Marion Maréchal.    

C'est aujourd'hui le dernier jour de la première édition test du Service national universel. Invité de la rédaction : Yann Lasnier, secrétaire général de la Fondation Léo Lagrange et conseiller au CESE (Conseil Economique Social et Environnemental).

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Yann Lasnier : "comme toute expérimentation, il y a énormément de choses à corriger"
Yann Lasnier, Secrétaire général de la fédération Léo Lagrange, le 28 juin 2019
Yann Lasnier, Secrétaire général de la fédération Léo Lagrange, le 28 juin 2019 Crédits : Nathalie Lopes - Radio France
Intervenants
  • secrétaire général de la Fondation Léo Lagrange et conseiller au CESE (Conseil Economique Social et Environnemental)

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