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Une cyberattaque d'un niveau sans précédent

15 min

Le monde entier est tombé depuis hier sous le joug de criminels qui paralysent les systèmes informatiques de particuliers et d'entreprises en échange d'une rançon. En France, Renault voit sa chaîne de production arrêtée.

Crédits : Alexandre Marchi / L'Est Républicain - Maxppp

On en parlait jusqu'à présent comme d'une nouvelle forme de criminalité, menaçante, mais sans pour autant pouvoir constater son réel pouvoir de nuisance. Depuis hier, la cybercriminalité a franchi un palier en termes de puissance.

Partout dans le monde, des dizaines de milliers d'ordinateurs sont victimes d'une attaque informatique d'un niveau sans précédent, a déclaré ce midi l'Office européen des polices, Europol. Il s'agit d'un virus qui prend le contrôle de l'appareil et qui ne part que si son propriétaire paie une amende en ligne. Pour Amaëlle Guitton, spécialiste au journal Libération, l'attaque était non seulement prévisible, mais surtout son ampleur, faute de réelle protection des systèmes. Elle répond à David Ravier :

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"Cette faille de sécurité a été repérée au départ par la NSA, mais jamais divulguée. Avant que des pirates informatiques ne la révèlent."

Et la liste des victimes est longue. Sur près de 100 pays, de simples particuliers, des hôpitaux et des milliers d'entreprises. En France, le groupe Renault a annoncé ce matin avoir été touché, provoquant un arrêt de la production de véhicules cette nuit. Une attaque qui avoir de nombreuses répercussions dans le temps. Le Colonel Nicolas Duvinage dirige le Centre de lutte contre la criminalité numérique.

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"Payer la rançon déjà, c'est encourager le crime. Et même quand vous payez, vous n'êtes pas certain de récupérer vos données. Et si vous les récupérer, cela n'empêche pas une nouvelle infection."
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"On est un petit peu à la croisée des chemins"

Hier soir, dans notre journal de 22h, Christophe Jolly, directeur France de Vectra Networks estimait que la situation évoluait car "jusqu'à présent ces attaques étaient non ciblées, et là elles deviennent peut-être très ciblées". Il répondait à Clémence Gourdon :

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"Si on passe à l'échelle d'attaques ciblées, le risque change de dimension. Et passés les anti virus, les entreprises ne savent pas ce qu'il se passe à l'intérieur de leurs systèmes !"
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