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Exclusif : du nouveau dans l'affaire du juge Bernard Borrel

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Elisabeth Borrel, la veuve du juge, reçue à l'Elysée par Nicolas Sarkozy le 19 juin 2007
Elisabeth Borrel, la veuve du juge, reçue à l'Elysée par Nicolas Sarkozy le 19 juin 2007 Crédits : Charles Platiau - Reuters

C'est une information que l'on doit à Laure de Vulpian, qui s'explique dans ce journal de 18h.

Un témoignage que notre consoeur a recueilli renforce la thèse selon laquelle le juge Bernard Borrel a été assassiné.

Le corps du magistrat avait été retrouvé le 19 octobre 1995 en contrebas d'un ravin, à 80 km de Djibouti. Les autorités françaises ont pendant des années privilégié la piste du suicide.

Mais ces révélations aujourd'hui fragilisent encore un peu plus la thèse officielle.

Ecoutez cet ancien appelé du contingent qui affirme que l'armée savait, depuis le début, que le magistrat ne s'était pas suicidé .

Ce témoin anonyme faisait son service militaire a l'époque des faits, comme modeste chauffeur au service des écoutes téléphoniques de l'armée. Un jour, lors d'un déjeuner, il intercepte une conversation entre sous-officiers et ce n'est que bien plus tard qu'il fera le lien avec l'affaire Borrel :

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Lors de son audition, le témoin a donné à la juge les noms des militaires présents sur la base d'Arta pour donner du poids à ses dires. Ces soldats ont été entendus par la juge mais ils n'ont rien dit. Et ça n'étonne pas notre témoin. Pour lui, les militaires ont pu garder le silence pour obéir aux ordres :

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Le silence des militaires repose désormais la question du secret-défense. C'est pour cela qu'Elisabeth Borrel, la veuve du juge mort à Djibouti, demande une nouvelle fois aujourd'hui la levée du secret-défense dans cette affaire sur la période 1994-1997 . Jusqu'à présent aucun document n'a jamais été déclassifié.

Interrogé jeudi matin dans les 4 vérités, sur France 2, le ministre de la Défense, Gérard Longueta assuré que "l'armée ne savait pas". Quant au témoin, "s'il savait depuis 1995, il fallait le dire immédiatement au juge" a-t-il ajouté. Avant de répondre à la demande de la veuve : "Naturellement, mais il y a une procédure", a répondu le ministre. "Toute demande de levée du secret défense passe par une commission composée de trois magistrats et deux parlementaires, un de la majorité et un de l'opposition", a-t-il expliqué.

Une affaire également évoquée ce mardi dans Les Matins par Olivier Morice, avocat d'Elisabeth Borrel, la veuve du juge.

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Invitée de cette édition, Marie Pierre Allié, présidente de Médecins Sans Frontières . MSF a 40 ans.

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