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 Le logiciel Pegasus, proposé par le groupe israélien NSO, passe par le téléphone de ses victimes pour les surveiller.

"Projet Pegasus" : des hommes politiques, des journalistes et des avocats sous surveillance

15 min

Un consortium, créé par Forbidden Stories, dévoile une affaire de surveillance de masse : plusieurs dizaines de milliers de personnes ont été prises pour cible à travers le monde. Les explications de Jacques Monin sont à retrouver dans ce journal.

 Le logiciel Pegasus, proposé par le groupe israélien NSO, passe par le téléphone de ses victimes pour les surveiller.
Le logiciel Pegasus, proposé par le groupe israélien NSO, passe par le téléphone de ses victimes pour les surveiller. Crédits : Jack Guez - Maxppp

C’est sans doute l’affaire de surveillance de masse la plus grave depuis l’affaire Snowden. Un consortium créé par Forbidden Stories, dont fait partie la cellule investigation de Radio France, a découvert que des journalistes, des avocats, des hommes politiques - y compris des chefs d’Etats - ont été ciblés par un logiciel espion dans une cinquantaine de pays. Cette grande enquête internationale s’appelle le "projet Pegasus".

Pegasus, c’est le nom d’un logiciel espion vendu par une société israélienne, NSO. Officiellement, elle ne le fournit qu’à des Etats ou des services de renseignement, pour lutter contre la criminalité et le terrorisme, parce qu’il est extrêmement intrusif. Dans la pratique, 50.000 numéros de téléphones ont été sélectionnés comme cible de ce logiciel. 

Que ce soit au Mexique, en Arabie Saoudite, en Inde, mais aussi en Hongrie, membre pourtant de l’union Européenne, des pouvoirs politiques ciblent des avocats, des militants des droits de l’homme, des ministres, et même une douzaine de chefs d’Etat, en toute impunité. Et sur près de 10.000 numéros sélectionnés par le Maroc, près d’un millier sont des citoyens français. De nouvelles révélations à suivre dans les jours qui viennent. 

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