LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
Washington le 6 janvier 2021 : des partisans de Donald Trump viennent de réussir à pénétrer dans l'enceinte du Capitole

Après l'assaut du Capitole, Donald Trump accepte enfin de quitter la Maison Blanche

20 min
À retrouver dans l'émission

Le président américain continue à contester sa défaite, mais il s'engage désormais sur une "transition ordonnée" avec son successeur Joe Biden. Donald Trump est plus isolé que jamais après l'invasion du Capitole par plusieurs centaines de ses partisans. Le calme est revenu aujourd'hui à Washington.

Washington le 6 janvier 2021 : des partisans de Donald Trump viennent de réussir à pénétrer dans l'enceinte du Capitole
Washington le 6 janvier 2021 : des partisans de Donald Trump viennent de réussir à pénétrer dans l'enceinte du Capitole Crédits : ROBERTO SCHMIDT - AFP

Donald Trump et ses partisans ont perdu la bataille démocratique. Après une journée de chaos à Washington, le Congrès a finalement certifié la victoire de Joe Biden, tard dans la soirée.  La séance s'annonçait comme une simple formalité, mais Donald Trump en avait décidé autrement en tenant un discours incendiaire devant la Maison Blanche. On connaît la suite, l'invasion du Capitole par quelques centaines de Trumpistes déchaînés, puis l'évacuation du bâtiment par les forces de police. Dans la confusion, une femme, partisane de Trump, a été tuée. La police évoque trois autres victimes dans les incidents, sans plus de précisions. Aujourd'hui, Donald Trump a tempéré son jusqu'au boutisme : il s'est enfin engagé à quitter la Maison Blanche le 20 janvier, date de l'investiture de Joe Biden. La correspondance à Washington de Grégory Philipps.

L'invasion du Capitole : le fil des événements du 6 janvier 2021
L'invasion du Capitole : le fil des événements du 6 janvier 2021 Crédits : Visactu

Qui sont ces trumpistes qui ont réussi hier soir à pénétrer dans le temple de la démocratie américaine ? Les images circulent en boucle depuis hier soir : il y a cet homme tatoué et torse nu coiffé d'un casque à corne; il y a aussi cet individu vautré dans le bureau de Nancy Pelosi, la présidente démocrate de la Chambre des représentants. Pour l'essentiel, les envahisseurs du Congrès appartiennent à la mouvance complotiste. Les précisions d'Isabelle Labeyrie.

Écouter
1 min
Isabelle Labeyrie revient sur le profil des trumpistes du Capitole
Parmi les supporters de Donald Trump qui ont envahi le Congrès, il y avait des complotistes comme Jake Angeli (au centre de la photo), adepte de la mouvance QAnon
Parmi les supporters de Donald Trump qui ont envahi le Congrès, il y avait des complotistes comme Jake Angeli (au centre de la photo), adepte de la mouvance QAnon Crédits : SAUL LOEB - AFP

Hier soir, les Trumpistes en colère ont très rapidement réussi à envahir le Capitole. Le maigre cordon de police qui protégeait le bâtiment n'a pas résisté.  Pourtant, personne n'imaginait que le rassemblement des partisans de Trump puisse se dérouler calmement. D'importantes forces de police avaient été déployées à Washington. Mais visiblement, le dispositif avait une faille, la protection du Capitole.

Depuis les incidents, Donald Trump est muet sur les réseaux sociaux. Et pour cause, Twitter et Facebook ont suspendu ses comptes. Et c'est par l'intermédiaire du compte de l'un de ses porte-parole, Dan Scavino, qu'il a promis une transition ordonnée. Hier soir, Twitter avait retiré trois tweets du président battu. Dans le lot, il y avait une vidéo où Donald Trump appelait les manifestants à rentrer chez eux tout en martelant que l'élection avait été volée. Ce soir, le patron de Facebook Mark Zuckerberg annonce le blocage du compte de Trump pour une durée indéterminée, au moins deux semaines. "Nous pensons que permettre au président de continuer à utiliser nos services pendant cette période pose des risques trop grands", a affirmé Mark Zuckerberg  C'est la première fois que les plus grands réseaux sociaux prennent des mesures aussi radicales contre un président encore en exercice. Et cela pose question, estime Romain Badouard, maître de conférences en sciences de l'information et de la communication à l'Université Paris 2.  

Écouter
1 min
Romain Badouard : "Quelle est la légitimité démocratique de ces modérateurs pour censurer un président démocratiquement élu ?"

LES AUTRES TITRES DU JOURNAL

Le Premier ministre Jean Castex maintient toutes les restrictions sanitaires en vigueur pour lutter contre la Covid-19. Les lieux culturels et les équipements sportifs resteront fermés au moins jusqu'à la fin janvier. Quant aux bars, cafés et restaurants, ils ne rouvriront pas avant la mi-février dans le meilleur des cas. Par ailleurs, la campagne de vaccination va s'accélérer : un million de personnes devront être vaccinées à la fin du mois, contre 45 000 aujourd'hui.

L'affaire Olivier Duhamel est en train d'éclabousser Sciences Po Paris. Son directeur, Frédéric Mion, était au courant depuis 2019 des accusations d'inceste visant le politologue. Il le reconnaît aujourd'hui dans le journal Le Monde, alors que lundi, il exprimait sa stupeur face aux révélations du livre de Camille Kouchner. Rappelons qu'Olivier Duhamel présidait la Fondation nationale des sciences politiques, qui chapeaute Sciences Po. Des voix s'élèvent parmi les étudiants de Sciences Po pour réclamer le départ de Frédéric Mion.

L'équipe
Journaliste
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......