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Des Afghans sur le toit d'un avion stationné sur le tarmac de l'aéroport de Kaboul ce 16 août 2021

Afghanistan : Joe Biden obligé de se justifier

14 min

Après la déroute occidentale en Afghanistan, Joe Biden va sortir de son silence. Le président américain s'exprime ce soir alors que les Talibans contrôlent tout le pays, sauf l'aéroport de Kaboul. Le chaos régnait ce matin sur le tarmac malgré la forte présence militaire américaine.

Des Afghans sur le toit d'un avion stationné sur le tarmac de l'aéroport de Kaboul ce 16 août 2021
Des Afghans sur le toit d'un avion stationné sur le tarmac de l'aéroport de Kaboul ce 16 août 2021 Crédits : WAKIL KOHSAR - AFP

L'ordre taliban règne à Kaboul. Les fondamentalistes sont entrés hier dans la capitale afghane où ils se sont affichés dans le bureau présidentiel. Le président en titre Ashraf Ghani n'était plus là, il a pris la fuite à l'étranger, reconnaissant au passage la victoire talibane. Si la situation semble plutôt calme aujourd'hui à Kaboul, le chaos règne à l'aéroport, le dernier secteur encore contrôlé par les Américains. Des milliers d'Afghans ont envahi le tarmac pour tenter de fuir leur pays, et certains n'ont pas hésité à s'accrocher littéralement aux avions qui décollent. Les forces américaines ont ouvert le feu, tuant deux hommes, avant de reprendre le contrôle de la piste. Pendant ce temps-là, aux Etats-Unis, le pays attend que Joe Biden s'exprime enfin sur le triomphe des talibans.

Sur le plan diplomatique, les talibans sont loin d'être isolés sur la scène internationale. Si les pays occidentaux sont unanimes pour condamner le nouveau pouvoir afghan, la Chine et la Russie font preuve d'une neutralité bienveillante. Les deux puissances n'ont pas du tout l'intention de rompre avec les fondamentalistes. L'Iran fait également preuve d'attentisme.

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Les Chinois, les Russes et les Iraniens ménagent les talibans : les explications de Bertrand Gallicher
Le 28 juillet dernier à Tianjin (nord de la Chine), le numéro deux des talibans, le mollah Abdul Ghani Baradar, avait rencontré le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi.
Le 28 juillet dernier à Tianjin (nord de la Chine), le numéro deux des talibans, le mollah Abdul Ghani Baradar, avait rencontré le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi. Crédits : LI RAN / XINHUA - AFP

Plusieurs pays occidentaux ont commencé à évacuer leurs ressortissants de Kaboul, les Etats-Unis bien sûr, mais aussi le Royaume-Uni, la Suède ou la République tchèque. La France, elle, effectuera une première rotation d'évacuation d'ici ce soir. Il s'agit d'exfiltrer vers les Emirats les quelques dizaines de Français encore présents en Afghanistan. Il s'agit aussi de mettre à l'abri les Afghans qui ont travaillé pour l'armée française. Paris envisage aussi d'accueillir des Afghans engagés dans la défense des droits humains. Emmanuel Macron en dira plus ce soir à 20h lors d'une intervention télévisée. La question fait débat au sein de la classe politique française, certains à droite notamment redoutent une nouvelle vague migratoire en provenance d'Afghanistan.

Il y aura des élections législatives le mois prochain au Canada. Le premier ministre Justin Trudeau a déclenché hier la procédure pour un scrutin anticipé, à deux ans de la fin officielle de son mandat. Depuis les dernières élections en octobre 2019, il dirige un gouvernement minoritaire. Cette fois, Justin Trudeau compte bien décrocher la majorité parlementaire grâce au succès de la campagne vaccinale canadienne. Mais le pari est risqué.

En France, c'est une nouvelle étape dans la mise en place du passe sanitaire. Depuis ce matin, le document numérique ou papier est exigé dans plus de 120 grands centres commerciaux ou grands magasins. Deux zones sont concernées, la région parisienne et la moitié sud de la France. Des zones où le taux d'incidence dépasse les 200 cas pour 100 000 habitants. Ces contrôles s'annoncent compliqués, car les centres commerciaux peinent à recruter le personnel nécessaire pour les effectuer.

Dans l'actualité politique, on s'oriente vers une nouvelle candidature à gauche pour l'élection présidentielle. Arnaud Montebourg devrait se lancer officiellement dans la course à l'Elysée le 4 septembre prochain. Il s'exprimera à Clamecy, sa ville natale dans la Nièvre. L'entourage de l'ancien ministre du redressement productif confirme sa candidature. Mais pas question pour Arnaud Montebourg de passer par la case des primaires à gauche.

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