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Le Premier ministre britannique Boris Johnson lors d'une visio-conférence de presse depuis Downing Street ce mercredi 2 décembre 2020

Le Brexit a-t-il permis au Royaume-Uni de proposer aux Britanniques un vaccin dès la semaine prochaine ?

20 min

Le pays s'enorgueillit d'être le premier au monde à autoriser le vaccin Pfizer/BioNTech contre la Covid-19. Le gouvernement britannique affirme qu'il a pu rapidement valider le produit, car il n'avait plus besoin du feu vert de l'Agence européenne du médicament.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson lors d'une visio-conférence de presse depuis Downing Street ce mercredi 2 décembre 2020
Le Premier ministre britannique Boris Johnson lors d'une visio-conférence de presse depuis Downing Street ce mercredi 2 décembre 2020 Crédits : JOHN SIBLEY / POOL - AFP

Dans la course à la vaccination, le Royaume-Uni a pris aujourd'hui l'avantage sur ses voisins européens. Le pays est le premier au monde à autoriser l'utilisation massive du vaccin Pfizer/BioNtech. Le produit sera disponible à partir de la semaine prochaine. Il y a urgence pour le Royaume-Uni, le pays d'Europe le plus endeuillé par la pandémie avec plus de 59 000 morts. Selon le ministre britannique de la santé Matt Hancock, le Brexit a permis à Londres de s'affranchir de la tutelle de l'Agence européenne du médicament qui délivre les autorisations de mise sur le marché des vaccins . "Grâce au Brexit, nous avons pu prendre une décision fondée sur le régulateur britannique, et non au rythme des Européens qui avancent un peu plus lentement", a affirmé Matt Hancock. La réalité est quelque peu différente : le gouvernement de Boris Johnson a utilisé une disposition d'urgence qui n'a rien à voir avec la sortie du pays de l'Union européenne.

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Boris Johnson : "Le vaccin sera disponible à partir de la semaine prochaine"
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Le Brexit à l'origine de la rapidité britannique ? En fait, pas vraiment, nous explique notre correspondant à Londres Richard Place
Le vaccin autorisé au Royaume-Uni est le fruit d'une collaboration entre le laboratoire américain Pfizer et la société allemande de biotechnologies BioNTech
Le vaccin autorisé au Royaume-Uni est le fruit d'une collaboration entre le laboratoire américain Pfizer et la société allemande de biotechnologies BioNTech Crédits : PAZ PIZARRO, ROBIN BJALON - AFP

Un peu partout en Europe, on se prépare à des campagnes de vaccination massive. L'Italie a présenté son plan ce matin. Au printemps prochain, le vaccin commencera à être distribué gratuitement à tous les Italiens qui le souhaitent, car il ne sera pas obligatoire. La correspondance de Bruce de Galzain à Rome.

Alors que la France peine à sortir de la deuxième vague épidémique, la commission d'enquête de l'Assemblée accable le gouvernement. Le rapport sera publié la semaine prochaine, mais ses corapporteurs, les députés Eric Ciotti et Damien Abad (Les Républicains) ont choisi d'en révéler les grandes lignes dès aujourd'hui. La commission pointe un "pilotage défaillant" de la crise sanitaire., une "gestion chaotique" et des "failles structurelles". A noter que les députés de la majorité LREM et MoDem ont refusé de voter ce rapport qu'ils jugent partiel et partial, ils se sont abstenus. Les explications de Pierre Neveux.

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Le gouvernement avait promis de s'attaquer aux structures islamistes en France après la décapitation de Samuel Paty. L'ONG Baraka City et le collectif Cheikh Yassine ont déjà été dissous, et la mosquée de Pantin fermée administrativement pour six mois. Nouvelle décision ce matin, la dissolution en conseil des ministres du CCIF, le Collectif contre l'islamophobie en France. Le CCIF est accusée de propagande islamiste sur le sol français. Ses dirigeants ont en quelque sorte pris les devants, en annonçant la semaine dernière l'auto-dissolution de la structure. Les précisions de Diane Berger.

Le Goncourt des lycéens revient cette année à l'écrivaine camerounaise Djaïli Amadou Amal pour son roman "Les Impatientes" paru aux éditions Emmanuelle Collas. Un livre poignant sur la condition des femmes en Afrique à travers le récit d'un mariage forcé. Djaïli Amadou Amal faisait partie des quatre finalistes du prix Goncourt qui a finalement récompensé Hervé Le Tellier. Et c'est à ce titre que Guillaume Erner l'avait reçue vendredi dernier dans les Matins de France Culture. L'occasion pour elle d'expliquer sa démarche littéraire au service des femmes africaines.

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