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Christian Boltanski au Grand Palais en septembre 2010, avec en arrière-plan son oeuvre "Personnes".

Christian Boltanski, artiste multiple et maître de l'autobiographie, est mort

16 min

Le grand plasticien, hanté par la mémoire et la mort, a succombé à l'âge de 76 ans à un cancer. Artiste multiple de renommée internationale, cet autodidacte avait mis en scène le "Je" par sa création protéiforme.

Christian Boltanski au Grand Palais en septembre 2010, avec en arrière-plan son oeuvre "Personnes".
Christian Boltanski au Grand Palais en septembre 2010, avec en arrière-plan son oeuvre "Personnes". Crédits : HORACIO VILLALOBOS / EPA - Maxppp

"La seule manière de survivre, c'est de transmettre" racontait sur notre antenne en février dernier Christian Boltanski. Figure majeure de l'art contemporain français, cet artiste multiple s'est avant tout fait connaître pour ses installations, sa conception de l’éphémère et ses déclinaisons de l'autobiographie et de l’histoire. 

Né moins d'un mois après la libération de Paris et marqué par la cache de son père d'ascendance juive, il se définit comme un enfant différent qui ne supportait pas l'école et n'a jamais passé un concours de sa vie. Il est encouragé par son frère Luc à 12, 13 ans alors qu'il vient de réaliser une figurine en pâte à modeler. Il commence par peindre, mais abandonnera ses toiles avant "La Vie impossible de C. B.", sa première exposition, dans un cinéma parisien. 

C’est le départ, depuis la fin des années 1960, d'une narration personnelle et d'une mise en scène du "Je". Avec une création protéiforme qui séduit le monde : sculptures, photographies, assemblages, vidéos, films, collectes sonores.

Son quotidien et ses matériaux - images, cartons, objets trouvés ou vêtements - servent son oeuvre. Et à travers ce grand moi, Christian Boltanski, très fécond, interroge la mémoire, l’oubli et l’absence, dans un va-et-vient entre histoire intime et histoire collective.

En 2010, il avait ainsi marqué le monde de l'art contemporain par sa spectaculaire installation au Grand Palais Personnes, faite de 50 tonnes de vêtements surmonté d'une grue "main de Dieu". Confrontation à notre destin et à l'inéluctabilité de la mort.

Sa mort que Christian Boltanski avait d’ailleurs aussi transformé en oeuvre, puisqu'il avait mis sa fin de vie en viager filmé. Un pacte faustien avec un collectionneur australien, comme dernier pied de nez à l'art, la fuite du temps, la fragilité de l'existence, et notre vanité.

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