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Eric Zemmour lors de la "Convention de la droite" le 28 septembre 2019 à Paris

Le parquet de Paris ouvre une enquête contre Eric Zemmour

15 min

Lors d'un débat sur CNews hier soir, le polémiste a assimilé les mineurs étrangers isolés à des "voleurs", des "assassins" et des "violeurs". Cette nouvelle affaire Zemmour intervient quelques jours après sa condamnation pour une violente diatribe contre l'islam le 28 septembre 2019.

Eric Zemmour lors de la "Convention de la droite" le 28 septembre 2019 à Paris
Eric Zemmour lors de la "Convention de la droite" le 28 septembre 2019 à Paris Crédits : SAMEER AL-DOUMY - AFP

Provocation ou dérapage, Eric Zemmour a déclenché hier une nouvelle tempête lors d'un débat consacré aux mineurs migrants isolés : "Ils n'ont rien à faire ici, ils sont voleurs, ils sont assassins, ils sont violeurs, c'est tout ce qu'ils sont, il faut les renvoyer et il ne faut même pas qu'ils viennent", a-t-il asséné en généralisant son propos. A l'origine du débat, l'attaque au hachoir devant les anciens locaux de Charlie Hebdo, attaque perpétrée par un Pakistanais qui avait menti sur son âge pour bénéficier du statut de mineur isolé. L'enquête ouverte par le parquet de Paris porte sur les chefs de "provocation à la haine raciale" et "injures publiques à caractère raciste".

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1 min
Benoît Grossin revient sur la nouvelle affaire Zemmour

Elisabeth Moreno, ministre en charge de la Diversité et de l'Egalité des chances, dénonce des propos "abjects et racistes". Outre SOS Racisme et la Licra, le département de Loire-Atlantique annonce ce soir son intention de porter plainte contre Eric Zemmour. Son président, le socialiste Philippe Grosvalet, estime que les propos du polémiste portent atteinte aux mineurs confiés à la tutelle du département.

Manifestation anti-Zemmour le 2 novembre 2019 devant les locaux de la chaîne CNews à Boulogne-Billancourt juste après le recrutement du polémiste par la chaîne
Manifestation anti-Zemmour le 2 novembre 2019 devant les locaux de la chaîne CNews à Boulogne-Billancourt juste après le recrutement du polémiste par la chaîne Crédits : MICHEL STOUPAK / NURPHOTO - AFP

Invitée de ce journal, l'avocate Sabrina Goldman, présidente de la commission juridique de la Licra, la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme. Sabrina Goldman estime qu'Eric Zemmour ne doit plus s'exprimer sur les plateaux. Elle met en cause la responsabilité de CNews, la chaîne qui héberge le polémiste.

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5 min
Sabrina Goldman accuse CNews de "faire commerce de la haine" avec Eric Zemmour

LES AUTRES TITRES DU JOURNAL

La Covid-19 a tué plus de 32 000 personnes en France depuis le mois de mars, 32 019 très exactement. 63 décès supplémentaires ont été enregistrés dans les dernières 24 heures, la tendance à la hausse de la mortalité se confirme jour après jour. Face à ce rebond épidémique, le gouvernement envisage de nouvelles restrictions, mais en partenariat avec les élus concernés. Le Premier ministre Jean Castex a reçu aujourd'hui les maires des grandes villes situées en zone d'alerte renforcée. Aucune mesure n'a été annoncée, mais à Paris, la situation sanitaire se dégrade, et la capitale, ainsi que la petite couronne, pourraient passer en zone d'alerte maximale lundi. Les précisions de Sophie Delpont.

Les dirigeants européens vont-ils trouver un compromis sur la Turquie ? C'est tout l'enjeu du sommet de Bruxelles ce soir. La question turque divise les 27 Etats membres de l'UE. Mais il y a urgence à adopter une position commune pour répondre à l'escalade des tensions en Méditerranée. La Turquie a lancé des forages gaziers dans des zones maritimes revendiquées par la Grèce et Chypre. Les deux pays espèrent un soutien clair et net de leurs partenaires européens, mais certains pays veulent ménager Ankara. La correspondance d'Angélique Bouin à Bruxelles.

Autre sujet de tension avec la Turquie, le Haut-Karabakh. Le régime du président Erdogan est le seul à soutenir ouvertement l'Azerbaïdjan dans son conflit armé avec les séparatistes arméniens. Et depuis Bruxelles, Emmanuel Macron a accusé la Turquie d'envoyer des jihadistes au Haut-Karabakh. Ces jihadistes viendraient de Syrie et transiteraient par le territoire turc pour rejoindre la région séparatiste. Sur place, les combats s'intensifient, malgré les appels au cessez-le-feu. Le reportage de notre envoyé spécial Claude Bruillot dans la ville de Martouni située près du front.   

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