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Burkina Faso, avril 2021 : des soldats français patrouillent dans le désert du Sahel dans le cadre de l'opération Barkhane

La France amorce son retrait militaire du Sahel

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Emmanuel Macron annonce la fin prochaine de l'opération antijihadiste Barkhane. Le président veut réduire la présence militaire française au Sahel en l'inscrivant dans une "alliance internationale". "Ça n'est pas le rôle de la France de se substituer à perpétuité aux Etats", explique-t-il.

Burkina Faso, avril 2021 : des soldats français patrouillent dans le désert du Sahel dans le cadre de l'opération Barkhane
Burkina Faso, avril 2021 : des soldats français patrouillent dans le désert du Sahel dans le cadre de l'opération Barkhane Crédits : FRED MARIE / HANS LUCAS - AFP

Quelques jours après avoir suspendu ses opérations militaires conjointes avec l'armée malienne, la France fait un nouveau pas vers la fin de son intervention au Sahel. Emmanuel Macron a annoncé aujourd'hui la réduction de la présence militaire française dans la région. Le chef de l'Etat parle d'une "transformation" qui impliquera à terme la fin de l'opération Barkhane contre les groupes jihadistes. Aucune précision sur les modalités de ce désengagement progressif, mais selon l'AFP, à l'horizon 2023, il ne devrait rester qu'environ 2500 soldats français au Sahel contre 5100 aujoud'hui. Emmanuel Macron ne s'en cache pas : si la France réduit la voilure en Afrique, c'est qu'elle ne peut pas éternellement suppléer les défaillances de certains dirigeants africains.  

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Emmanuel Macron : "Ça n'est pas le rôle de la France de se substituer à perpétuité aux Etats"

En Afrique, l'opération Barkhane ne faisait déjà plus l'unanimité, certains n'hésitant pas à dénoncer le caractère néo-colonial de cette présence militaire française. Un sentiment très répandu notamment au Mali. Lors de sa conférence de presse, Emmanuel Macron n'a pas hésité à qualifier de "putschiste" le colonel Assimi Goïta qui est devenu lundi le nouveau président de la transition malienne.

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La correspondance de Nathanaël Charbonnier à Bamako
La sécurité dans la région du G5 Sahel, avec la mission de l'ONU, l'opération française Barkhane, la Force conjointe du G5 Sahel et la task force européenne Takuba
La sécurité dans la région du G5 Sahel, avec la mission de l'ONU, l'opération française Barkhane, la Force conjointe du G5 Sahel et la task force européenne Takuba Crédits : KUN TIAN, GILLIAN HANDYSIDE - AFP

Damien Tarel va passer sa première nuit en prison. L'homme qui a giflé Emmanuel Macron mardi à Tain-l'Hermitage a été condamné aujourd'hui à 18 mois de prison, dont 4 mois ferme. Le tribunal correctionnel de Valence a délivré un mandat de dépôt, ce qui a entraîné son incarcération immédiate. Le procureur avait requis une peine plus lourde, 18 mois ferme.  L'audience de comparution immédiate a permis de mieux comprendre les motivations de Damien Tarel. Gilet jaune tendance droite radicale, ce chômeur de 28 ans revendique son rejet d'Emmanuel Macron. 

Le nombre de cyberattaques a explosé l'an dernier en France, quatre fois plus qu'en 2019, 192 au total. L'ANSSI, l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information, a présenté son bilan aujourd'hui. L'ange gardien de la sécurité informatique constate une professionnalisation de la cybercriminalité. Plus personne ou presque n'est épargné, comme l'ont montré les dernières cyberattaques contre les hôpitaux de Dax, Oloron-Sainte-Marie ou Villefranche-sur-Saône. Invité de ce journal, Emmanuel Naegelen, directeur adjoint de l'ANSSI, 

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Une année 2020 difficile pour la cybersécurité en France : les explications de Maxime Tellier
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Emmanuel Naegelen : "La menace explose"
Illustration : sur un écran d'ordinateur, des lignes de codes binaires avec les chiffres 0 et 1
Illustration : sur un écran d'ordinateur, des lignes de codes binaires avec les chiffres 0 et 1 Crédits : MATHIEU THOMASSET / HANS LUCAS - AFP

A dix jours du premier tour des élections régionales, le Rassemblement national continue sa progression dans les sondages. Donné vainqueur en région PACA, le parti de Marine Le Pen est donné en tête au premier tour dans plusieurs autres régions comme la Nouvelle-Aquitaine ou le Grand Est. La majorité présidentielle compte bien jouer un rôle décisif pour faire barrage au RN.  Dans cette optique, les macronistes proposent une "fusion technique" au second tour avec la liste la mieux placée face au camp lepéniste. Une tactique visant à fragiliser notamment Xavier Bertrand dans les Hauts-de-France en l'incitant à faire alliance avec la majorité.

Intervenants
  • Directeur adjoint de l'ANSSI, l'Agence nationale de sécurité des systèmes d’information

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