LE DIRECT
Bobigny le 8 février 2021 : une infirmière au chevet d'un patient Covid dans le service des soins intensifs de l'hôpital Avicenne

Covid-19 : les services de réanimation au bord de la saturation en Ile-de-France

25 min

L'Agence régionale de santé ordonne la déprogrammation des opérations les moins urgentes pour faire face à un nouvel afflux de patients Covid. En région parisienne, le taux d'occupation des lits de réanimation dépasse les 90%.

Bobigny le 8 février 2021 : une infirmière au chevet d'un patient Covid dans le service des soins intensifs de l'hôpital Avicenne
Bobigny le 8 février 2021 : une infirmière au chevet d'un patient Covid dans le service des soins intensifs de l'hôpital Avicenne Crédits : BERTRAND GUAY - AFP

C'est un signe qui ne trompe pas sur la gravité de la situation sanitaire. En Ile-de-France, l'agence régionale de santé ordonne aux hôpitaux et cliniques de déprogrammer 40% de leurs activités médicales et chirurgicales. Il s'agit de reporter les opérations considérées comme les moins urgentes. Avec l'objectif d'aménager environ 500 lits supplémentaires en réanimation. Aujourd'hui, plus de 90% des lits disponibles en région parisienne sont occupés par des patients Covid. D'ores et déjà, certains hôpitaux franciliens ont augmenté leur capacité d'accueil dans les services d'urgence. Exemple, l'hôpital Avicenne à Bobigny. Les précisions de Tara Schlegel.

Sur le plan national, le nombre de patients en réanimation continue d'augmenter : 3849 ce soir, 106 de plus en 24 heures. Il s'agit du niveau le plus élevé depuis le 27 novembre dernier. Par ailleurs, près de quatre millions de Français ont reçu au moins une dose de vaccin, ce qui représente moins de 6% de la population totale.

Aux Etats-Unis, le taux de vaccination dépasse les 18%, soit le triple du taux français. Et les autorités sanitaires estiment même que les personnes vaccinées peuvent se réunir sans porter de masque. La correspondance à Washington de Grégory Philipps.

Les deux enseignants de l'Institut d'études politiques de Grenoble taxés d'islamophobie sont désormais sous protection policière. Annonce aujourd'hui du ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin. Le ministre a aussi demandé une évaluation de la menace à l'UCLAT, l'Unité de coordination de la lutte antiterroriste. Les noms de ces deux enseignants avaient été affichés à l'entrée de l'IEP jeudi dernier avec cette phrase : "des fascistes dans nos amphis. L'islamophobie tue". Problème, la section grenobloise de l'UNEF avait diffusé ces affiches sur les réseaux sociaux. Une nouvelle affaire symptomatique du malaise qui règne au sein du deuxième syndicat étudiant français. C'est en tout cas l'analyse de Bernard Vivier, directeur de l'Institut supérieur du travail.    

Sondage après sondage, Emmanuel Macron et Marine Le Pen apparaissent comme les deux favoris de l'élection présidentielle de l'an prochain. Selon la dernière enquête Harris Interactive publiée hier, le président sortant et la patronne du RN se qualifieraient facilement pour le 2e tour avec environ 25% des suffrages chacun selon les différents scénarios. Mais surtout, au deuxième tour, Emmanuel Macron ne devancerait que de 6 points Marine Le Pen, 53% contre 47%. Au sein des catégories populaires, près d'un ouvrier sur deux serait désormais prêt à voter Marine Le Pen dès le premier tour. Invité de ce journal, le politologue Jérôme Sainte-Marie, président de l'institut PollingVox.

Écouter
8 min
Jérôme Sainte-Marie : "La notion de plafond de verre a depuis très longtemps volé en éclats"
Dans le cadre de ses entretiens avec les chefs de parti, Emmanuel Macron avait reçu Marine Le Pen à l'Elysée le 6 février 2019
Dans le cadre de ses entretiens avec les chefs de parti, Emmanuel Macron avait reçu Marine Le Pen à l'Elysée le 6 février 2019 Crédits : PHILIPPE WOJAZER / POOL - AFP
Intervenants

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......