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Les députés ont adopté en première lecture la loi "anticasseurs"

La loi "anticasseurs" adoptée en première lecture, division dans la majorité

14 min
À retrouver dans l'émission

L'Assemblée nationale a adopté en première lecture la loi anti-casseurs aujourd'hui. Mais elle continue de diviser, au sein même de la majorité. 50 députés La République en marche se sont abstenus de voter le texte.

Les députés ont adopté en première lecture la loi "anticasseurs"
Les députés ont adopté en première lecture la loi "anticasseurs" Crédits : Philippe Lopez - AFP

C'est une première étape de franchie pour la très controversée loi "anticasseurs". Le texte a été adopté ce mardi après-midi en première lecture par l'Assemblée nationale et à une large majorité : 387 voix pour et 92 contre. Mais il y a eu 74 absentions, dont 50 venant des députés de la République en marche. Ce qui n'était pas arrivé depuis le début du quinquennat pour un texte soutenu par le gouvernement. Au sein du groupe majoritaire, on ne s'attendait d'ailleurs pas à une abstention si importante.

Les autres titres de l'actualité

"Gilets jaunes" et CGT défilent main dans la main partout en France. Cette loi "anticasseurs" a pour but d'éviter les violences lors des manifestations comme celles qui ont émaillé lors des rassemblements de "gilets jaunes" ces derniers mois. Hasard du calendrier, ils manifestaient aujourd'hui un peu partout en France, main dans la main avec la CGT. Une convergence des luttes pour demander notamment une hausse des salaires et une justice fiscale.  La CGT a compté 300 000 manifestants en France, dont 30 000 à Paris.
Ils étaient 14 000 dans le cortège parisien selon le cabinet Occurence, mandaté par plusieurs médias.

Un nouveau procès pour un agriculteur contre Monsanto. Mercredi s'ouvre le 4e procès d'un agriculteur contre Monsanto à la Cour d'appel de Lyon. Paul François veut faire reconnaître la responsabilité de la multinationale après avoir été intoxiqué par un herbicide en 2004. C'est l'invité de ce journal de France Culture :

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5 min
L'agriculteur Paul François raconte son combat contre le géant Monsanto

J'ai vraiment hésité et puis des milliers de personnes m'ont envoyé des messages de soutien pour dire "On est derrière vous. Continuez, parce que ce combat n'est pas que le vôtre et nous croyons en la justice. Il ne faut rien lâcher. Cela m'a aidé moralement et financièrement.  
J'attends que la justice condamne définitivement cette société et que la page se tourne après douze ans de combat, de ma vie, de ma famille. Et au-delà de mon produit, cela montre que cette société est capable de commercialiser et de mentir sur la dangerosité d'un produit.  
J'espère au moins que les politiques pourront se poser les bonnes questions et prendre aussi leurs responsabilités. Je suis très déçu du comportement d'Emmanuel Macron. Dans sa campagne, il a abordé les pesticides et le problème du glyphosate. C'est lui qui s'est engagé, il y a un an, au salon de l'Agriculture, à dire 'je prends mes responsabilités pour retirer ce produit parce que c'est moi qui serai jugé par les générations futures. Malheureusement, un an après, il revient en arrière, il ne l'a pas inscrit dans la loi, et il y a quelques jours, le gouvernement avait l'occasion de mettre un fonds d'indemnisation en place pour les victimes des pesticides. Et le gouvernement a fait en sorte que cette loi ne passe pas.

Paul François, fin 2011, à Lyon
Paul François, fin 2011, à Lyon Crédits : Juste Philippe / Le Progrès - Maxppp

Un nouvel enregistrement d'Alexandre Benalla dévoilé par Mediapart. Mediapart a publié un 7e enregistrement où l'on entend l'ancien conseiller de l'Elysée discuter avec son ancien collègue Vincent Crase. Un enregistrement transmis comme les autres aux juges chargés de l'enquête sur les agissements d'Alexandre Benalla lors des manifestations du 1er mai dernier où l'on apprend notamment qu'Alexandre Benalla et Vincent Crase se retrouvent à une date où leur contrôle judiciaire leur interdit de se rencontrer. 

Intervenants
  • agriculteur charentais, président de l'association Phyto-Victimes, auteur de « Un paysan contre Monsanto »
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